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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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S A.prewdente; mais fes feuüks fönt plus petites & moinshrees, plus blanches, ridees, rüdes, d'une odeur• &d'un goüt encore plus fotts & plus aromatiqucs; ellesfönt oruinairement accompagnees en bas de deux pe-tites feuüks en lacon d'oreillettes ou de pinuks; fesrleurs, fes temences 8c fa racine fönt femblabks a Cel-les de la grande Sauge. .

L'une öc l'autre Sauge fönt culnvees 6c dans Ies ]ar-dins; elles contieBnent beaucoup d'huüe exaitee 8c defd volanl 8c fixe, peu de phlegme. La peute Saugectt la plus eftimee & la meilleure.

Elles fönt cephaliques, nervales, hytteriques, ito-irucafes, refolutives, apentives ; on s'en fert exte-iieuremcnt& inteneurement pour la paralyfie, pourla kthargie,"pour l'apopkxie: on en mache pour fai-re cracher, 8c l'on en fait entrer dans les errhines.On metinruler les feuilles de la peute Sauge fechesdans de l'eau bien cliaude, & l'on en prend en guifede The; cette boiffon eit fort en ufage, eile attenueJa pituite, eile fortifk le cerveau: on choilit ordinai-rement celle qui vient des pais chauds comme la plusforte öc la meilleure, mais a fon defaut on peut fortbien faire luppleer celle qu'on cultive dans les jardinsj» Paris

M. Tournefort, en parlant des maladies des plan-tes rapporte uu'ü a vü dans le Levant de belies efpe-ces'de Sauge, für kfquelles des piqueures de tres-pe-tits infecles fönt naure des tumeurs qui deviennentde petiies pommes, ayant neuf ou d;x lignes de dia-metre ,d'un gout doux 6c fort agreable; ou les appellePtmmts de Sauge, on en porte des pamtis pleins dansles marcbez ; ü ajoüte qu'encoie que ces efpeces deSauge viennent parfaitement bien dans le Jardin duRoi, on n'y voit point naitre de ces iortes de Pom-mes, Cell app-remment parce qu'il ne s'y rencontrepoint d'inkdtes qui ayent du goüt ä piquer ces plan-

tcs.

Salvia vient de falvus, fain , parce que cette plan-te eil bonne pour pluüeuis foites de maladies.

S A L V I T R I.

Sal vitr't.

En Franc/})», Sei de verre, ou Salin, ouRcume de verre.

Efi: une ecume falinc qui fe fepare du verre pen-dent qu'il eit en fufion dans les fourneaux des Verre-ries; on retire cette mauere, & on la laifle refroidir;on la vendoit autrefois chex Ies Droguifles en grosmorceaux compactes & durs comme de la pierre ;mais eile a ete defendue depuis quelques annees enFrance; eile eft prefque toute fei, & l'on n'y trouv.equ'lnie tris-tegerc quantitd de terre; ce fei elt de lara'ure du fei Gemme, & ü ne boui.lonne point avecks »eides ordinaires , ce qui eit etomwnt, puifqu'il■vient de la Soude qui eit un puiflant Alkali; ll tautque dans la fulion violente qu'il a recüe.ies pores fefüient en partie rermez, aufli n'eit-il pas fi aife ä s'hu-mc-terduun lel Alkali, ll peulie un peu dans leteu,mais avec muuis de force ou de deerepiuucn que le

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feL.marin; on s'tft fervi autrefois de ce fei de verrecomme du fei mann pour conferver les cuirs.

On doit le choifir kc, pefant, d'un gris blanchatieen dehors, blanc en dedans, d'un goüt tort fale.

Le Sei de verre entre dans la compoiltiondei'Emailblanc, & dans le Verni de la Fayence.

11 eit inciiif, rarefiant, penetrant, refolutif; ons'en fert pour diffiper ks caraäes des yeux des che-vaux; on le redmt en poudre, & on kur en loufledans l'ceil.

On appelle cette matiere Seide verre, ä caufe qu'onla retire de deflus le verre fondu; mais ce n'eit autrechofe qu'une partie la plus grotfkre de la Soude quin'a pü etre vitrifiee avec le reite.

SAMBÜCÜS,

Sambucus, Dod. Ger.Sambucus vulgaris, Trag. J. B. Ran Hift.Sambucus dorne[lica, Galt.Sambucus fruiln in umbella nigro , C. B. Pit.T ournef.

En Framjois, Sureau.

Eft tantot unarbre de moyennehauteur qui repandfes rameaux au large , tantot un arbnffeau dont lesbranches fönt longues, rondes, remplies de beaucoupde modle blanche , 8c ayant le bois peu epais, vertesau commencement , 8c enfuite gnfes; fon tronc eftcouvert d'une ecorce rüde, crevalke. de coukurcen-dree; celle des rameaux n'eft pas tout ä-fait douce autoucher. Sous cette ecorce exteneure ll s'en trouveune feconde verte qui eit en ufage dans la Medecinc:fon bois eit foüde, jaunltre, mais faeüe a couper:fes feuilles fönt attachees cmq ou fix le long d'unecöte comme celles du Noyer, mais plus petites, den-tekes en kurs bords, & d'une odeur forte; fes bran-ches foutknnent en kurs fommets des ombelles ouparafols amples Sc larges, oü fönt attachees de petitesfleurs formees en baffinets ou rofettes ä cinq qu.uüers,blanches, fort odorantes ; dies fönt fuivies par desbayesgrofks comme Celles du Genkvre, rondes , ver-tes au commencement, mais en meunfTint eJ/es de-viennent noires, rempües d'un fuc rouge fonce, &elles contiennent ordinairement trois petites femencesoblongues; ces bayes s'appellent Granu Actes. CeSarbre croit dans ks hayes, aux lieux fombres; ll con-tient beaucoup d'huüe 8c de fei effentiel.

La feconde ecorce du Sureau eft purgative , eilepurge ksferofitez, dtant pnfe en infufion ou en de>codtion: celle qu'on retire de ü racine eit eftimee lameilleure.

Ses fleurs fönt cordiaks, carminatives, refolutives,hyitenques, fudorifiques, anodines.

Ses bayes fönt propres pourla dyfenterie, etantpri-fes inteneurement; on en tire le lue qu'on incorporeavec de la farine de fegle, 8c l'on en forme de petitspains ou des rotule qu'on met cuire au four, on ksapp*e,ie Tragea granorum ailes: on les donne ä man-ger aux malades j ou bien on les met en poudre rk onP p p ks

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