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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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O P.

plusgrafle.charnue.lifle, droitc, quelquefois Jongue& e"troire, quelquefois largc 8c arondie, d'un goütdoucätre Öc vifqueux» ll fort d«. haut de fa queue, oude fon aitfelle, un fruit qui a la figure d'une iangueaplatie, ä bords relcvez, öc divifez dans Ieur longueuren pluficurs petites celluks, qui renferment une pouf-fiere menue; fes racines fönt ribreufes; eile crolt dansks prez., dans les marais&aux autres lieux humides;eile contient beaueoup d'huile & de phlegme, peude fei.

Elle eft vulneraire, defficcative, refolutive, confo-lidante , propre pour arreter les hemorragies pourtempercr les inflammations des playes; on s'en fertintcrieurement & exterieurement.

Opbiglojfum, ab »pis, ferpens, v* yxS<rtr<x, lingua,comrae qui diroit, Langte de Serpem; parce que lefruit de cette plante a la figure de la Iangue d'un fer-pent.

O P H I T E S.

Ophites. Lapis ferpentinits.

En Francoi's, Pierre ferpentine.

Eft une efpece de marbre de coulcurs diverfifi^es,verte, pale, parfemee de taches. II y en a de plu-ficurs efpeces, qui different par leur durete & par lescouleurs differentes de leurs taches: les unes fontdu-res comme du porphyre, les autres fönt tendres pref-que comme de l'Albitrc. Les premieres naifient dansdes mines de marbre en Italie, en Allcmagne; lesautres fönt tirees des carrieres proche de Mifnie: cesdernieres fervent ä faire des vaiffeaux oü l'on met del'eau pour boire; car on pretend que J'eau s'y confer-ve bien mieux qu'en un autre vaifleau, & quelle tireun fei de cette pierre propre pour plulieurs maladies.

La pierre ferpentine eft eftimee propre pour guerirles morfuresdes ferpens, etant appliquee deffus chau-dement,& beuvant du vin danslcquel eile auta trem-pe" quelque temps. On dit que l'eau qui fort des vaif-feaux de pierre ferpentine eft bonne pour foulager lesmauxdetete, pour refifter au venin, pour guerir lalethargie , la colique nephretique , la fievre quarte,pour exciter la fueur, pour la gravelle, pour bnfcrlapierre; on l'applique aufii für Jes reins.

Ophites , ab o<pi( , ferpens: on a donne ce nom ä laPierre ferpentine, parce que les taches ou marbruresdont eile eft marquee approchent fouvent en figurede celies d'un ferpent: c'eft cette reffemblance qui luia fait attnbuer la vertu de guerir les morfures des fer-pens; mais on ne doit pas faire de fond für ce reme-de, car i'experience montre qu'elle ne produit aueuneffet en cette occafion; toute la qualite de cette pierrene conliftc que dans un peu de fei apentif qu'elle con-tient.

ophiufa, ab ipif, ferpens-, quelques-uns ontdonnece nom a la Serpentaire, ä caufe que la tige de cetteplante a quelque reflernblance avec un ferpent,

O P.O P H R I S.

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Ophris, en Francois, Double fmille, eft uns plantedont il y a deux efpeces.

La premi'ere eft appelleeOphris, Matth. Fuch.Ophris bifolia, Ger. C. B. P/t. Tournef.Bifilium maius, five Ophris major quibitfdam,J. B. Raii Hift. *

Bijolium fyheflre vulgare, Park.Pfeudoorchis , five Bifoiiürti, Dod.

Elle poufle une tige ä Ja hauteur quelquefois de de-mi-pied, quelquefois d'un pied, d'autrefois d'un pied& demi , ronde , portant en fon milieu feulementdeux feuilles oppofiks l'une ä l'autre, Iarges, nerveu-fes, femblables ä Celles du Plantain : fa fommite eftgarnie de fleurs, qui fönt, fuivant M. Tournefoit,compofees chaeune de fix feuiiles, cinq difpofees encoiffe dans la partie fuperieure, & une fixieme quioecupe le basde Ja ffeur, & qui reprefente en quel-que maniere un corps humain, de couleur verdätre,ou d'un verd blanchätre. Lorfque cette fleur eft paf-fec, le calice devient un fruit femblable ä une lanter-ne ä trois cötes contenant des femences femblables ade la feiure de bois: fes racines fönt fibrees, s'ctcndantde cöte & d'autre, grifes.

La feconde efpece eft appelleeOphris trifolta, Ger. C. B. Pir. Tournef.

Elle differe de la precedente en ce qu'elle porte troisfeuilles.

L'une &c l'autre efpece croiflent au* lieux humide«& marecageux , le long des vallees: leur goüt eftvifqueux; elles contiennent beaueoup de phlegme 8cd'huile, peu de fei.

Elles fönt vulneraires, confolidantes, propres pourles playes; leurs racines fönt dcterfiyes.

OPIUM.

* Prefquetous les Auteurs fe fönt aecordez jnfqu'au-jourd'hui a dire que k ventabk Opium eft une lärmegommeui'e qui fort de la tete des pavots de l'Egypte& de la Grece, mais que nous ne voyons point de ceverkable Opium , parce que les Turcs le referventpour eux, ne permettant pas qtt'on en tranfporte, Scqu'ils ne nous envoyent ä fa place que le Meconium ,qui eft un fuc tire par expreffion des tetes 8c des feuil-les du meme pavot, & reduit par evaporation en con-fiftance de päte fohde ou d'un extrait dur.

Mais i'Opium en lärme ne ie trouve en aueun en-droit , 8c il y a bien de l'apparence qu'on n'en rirepoint; aueun des voyageurs ne s'eft vante den avrirjencontre chez ks curieux; &c tous ceux qui ont vu

pren-

* v. n. xvi, fig> s.

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