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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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3S4 n y.

Nymph^aalba major, C ß. Pit. Tournef.

Nenufar album , Brunf.

En Francois, Nenufar blanc.

* Cette plante pouiTe des feuilles grandes, larges,prefque rondes, epaiffes, charnues, cuiracees, na-geantes ä la furface de Peau , veineufes, de couieurverte-blanchätre für le dos, d'un vert-brun en deffous,ayant chacune dem petites oreilles obtufes, d'un goütherbeuxaflez fade; ces feuilles fönt foütenues par desqueues Iongues, grofles comme le' doigt d'un enfant,rougeatres, rondes, tendres, fucculentes, fongueu-fes; fesfleurs fönt grandes, großes, larges quand el-les fönt epanomes , ä plufieurs feuilles difpofees enrofe , belies, Manches comme Celles des Lis, maisfans odeur, contenues dans un calice ordinairementä cinq feuilles blanchätres, foütenues chacune par fonpedicule femblable ä la queue de la feuille. Lorfquecette fleur eft paffee, il paroit an fruit rond, partagedans fa Iongueur en plufieurs loges remplies de femen-ces oblongucs, noirätres, luifantes: fa racine eftlon-gue, große comme le bras, ayant des noeuds für fon«Scorce, de couleur brune en dehors, blanche en de-dans, charnue , fongueufe, empreinte de beaucoupde fuc vifqueux , attachees au fond de l'eau dans latcrre par plufieurs fibres.

La feconde efpece elf appeHee

Nymphcea lutea , Ger.Nyitphaa lutea major, C. B. Pit. Tournef.Nymph,ea citr'ma , Cord. Hill.Nenuphar luteum , Brunf.

En Frangois, Nenufar jaune.

Elle differe de la precedente en ce que fes feuillesfönt un peu moins rondes.ou un peu oblongucs; ence que (es fleurs fönt jaunes; en ce que fon fruit eftde figure conique, contenant des femencts plus gran-des que ceües du Nenufar blanc; & en ce que fa ra-cine eil: verte en dehors. L'un Sc l'autre Nenufarnaiflentdars lesmarais, dans les etangs, dans les 11-vieres; ils contiennent beaucoup de phlegme 5c d'hui-le , peu de fei. Le Nenufar blanc eft fort ea ufagedans la Medecine.

Sa fleur &fa racine fönt humedtantes, rafralchiifan-tes, un peu narcotiques: eiles calment par leurs par-ties vifqueufes le trop' grand mouvement des humeurs;elles fönt propres pour les acretez d'urine, pour adou-cir le fang, pour les fievres ardentes, pour le rtiume,etant prifes en decoclion. On s'en fert aufii exterieure-ment pour les inflammations, pour decraffer 8c adoucirla peau , pour exciter le fommeil.

Onadonne au Nenufar le nom de Nymplua,k cau-fe qu'il naitdans les eaux, les Poetesont feint queJcs Nymphes habitoient.

* V. PI. XVI, fig. 1.

NtY. O C.NYMPHOIDES.

Nymphoides aquis innatans, Pit. Tournefort.- Nymphaa lutea minor flore fimbriato, C. Baufi.J.B.

Eft une plante aquatique que les Auteurs ont pla-cee entre les elpeces de Nenufar. M. Tournefort ena fait "un gentc fepare; fcs feuilles fönt de la figure deCelles du Nenufar jaune, mais plus petites, attacheesä la racine par des queues longues, rondes & nagean-tes für l'eau, ameres au goüt; il s'eleve d'cntr'ellesdes tiges rondes qui foütiennent des fleurs ä une feulefeuille formee enbaffin, ddeoupe le plus fouvent encinq quartiers frangez par les bords.de couleur jaune;ce baifin eft contenu dans un calice fendu jufques versfa bafe en cinq parties. Lorfque la fleur eit palTee, illui fuccede une capfule oblongue, aplaüe, un peu char-nue , n'ayant qu'une cavite dans laquelle fönt ren-fermees plufieurs femences oblongues, envelopeeschacune d'une coife membraneufe, d'un goüt amer:fa racine eft große , noueufe, attachee dans la tcrrepar beaucoup de fibres. Cette plante croit dans les e-tangs, dans les marais: eile contient beaucoup d'huilc& de phlegme, peu de fei.

Elle eft deterfive , rafraichiiTante, aitringente , e-paiffifTante, propre pour arreter les hemorragies, pourconcilier le lommtil.pour adoucit letacretezdu fang,jsmn prife en decpftion.

W^^i^^^^i^^^^taürÄK«»

o.

O C H R A.

r\Cbra, en Francois, Ocn, eil une terre en maflVj,feche, graiffeufe, friabie, douce au toucher, decouleur jaune ou dorce, qui ie tire de quelques mincsprofundes du ßerry.

On en calcine au feu jufqu'a ce qu'elle ait acquis unecouleur rouge; c'eft ce'on appelle Ocre rouge.

L'une 8c l'autre de ces terres fönt employees dan»la Peintures on les choifit nettes, fragiles, hautes encouleur.

Elles font refolutives, defficcatives, aftringentes,'eunt appiiquees exterieurement.

On nous apporte d'Angleterre une efpece d'Ocrerouge, qu'on appelle Rougc-brun ou Bmn-reugea"An~gkttrre; on l'employe pour la Peinture.

On nous apporte du meme pais une autre efpeced'Ocre qui ne differe du Rouge-brun qu'en ce que facouleur eft bien fonede; on l'appel/e Potee, on s'enfert pour polir les glaces.

Ces deux dernieres efpeces d'Ocre rouge font deffie?catives, ailringeutes.

OCHRUS,