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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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deflbus de quelques fibres longues &: großes. Cetteplante eft cultivee dans les jardins des FLunfles. II ya plu/ieurs autres efpeces de Mufcari qui different parla coulcur de leuts fleurs, ou par la largeur de leursfeuilles, ou parce qu'elles fönt lauvages. M. Tour-nefort a etabü une differencc de ce genre de planted'avec la Jadnthe, par la flcur qui dans le Mufcari eftungrelot, c'eft-ä-dire, une elpcce de cloche retrefiiepar l'ouverture, au lieu quc cclle de la Jacinthe eftfort evafee.

La racine du Mufcari eft vomitive e'tant prifc inte-rieurement; eile eft propre pour digerer, pour atte-nuer, pour refoudre, etant appliquee extcrieure-ment.

On a nomme cette plante Mufcari, ä caufe que fafleur a une odeur de Mufc.

MUSCIPETA.

Mufcipeta , Mufcioapa.

En Francois, Jtfoucberuk.

Eftun petit oifeau gros comme un Moineau, quifait la chaffe aux mouches pour les manger; il y ena de plufieurs efpeces: il habite dans les bois, mais ilvole louvent apres les boeufs pour attraper les mou-ches qui les environnent.

II eft aperitif & refolutif.

Mufcipeta, quafi Mufupeta, a Mufca, Mouche, &feto, je demande; comme qui diroit, Oifeau friandde mouches.

MUSCIPULA.

Mufcipula Lobelii,Ger. Parle.Armerius flos, 3. Dod.Vifcaria fativa , Tab.

Lychnis vifcofa purpurea latifolia l<evis , C. B.Ran tiift. Pit.Tournefort.

Centaurinm minus adulterimtm , quibttfdam.Lychntdis vifeidggenus , J. ß.

En Franfoisj Atrape-mouches.

Eft un efpece de Lychnis, ou une plante qui poufTeune ou plufiears tiges ä la hauteur d'un pied ou d'unpied &demi, greles, rondes, roides, rameufes, or-dinairement rougeätres en bas, nouees. Ses feuillesnaiflent oppolees, larges par leur bafe, & embrafiantleur tige , pomtues par l'autre bout, de couleur deverd de mer, d'un gotit nitreux approchant de ceiuides herbes potageres. Ses fleurs fönt aux fommitezdes tiges Sc des rameaux, riifpcfees en perits bouquetscomme Celles de la peute Cenvauree, d'une belle cou-leur rouge, un peu odorantes. Chacune de ces fleuiseft compofee de cinq feuilles rangees en ceillet com-me aux autres efpeces de Lychnis, foutenues par uncalice oblong, purpurin. Quand cette fleur eftpafleeil lui fuccede un fruit qui contient des femences me-nues, prefque rondes, rougeätres: fa racine eft fim-ple, ligneufe, blanche, garnie de quelques fibres.Cette plante croit aux boids des chemins, aux lieux

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incultes & fea; il decoule de fa tige.certaine humeurvifqueufe les mouches fe prenner.t ; eile contientbeaueoup d'huile & du lel efl'cntiel.

On l'eftime propre contre les morfures & piqueuresdes betes venimeufes : eile eft deterfive & confoli-dante.

Mufcipula , a mufca , mouche, v fuüa , noire,comme qui diroit, Plante noire de mouches; parce queles mouches s'attrapent a la glu qui fort de fa tige. *

MUSCULUS.

Mufculus, Mytulus, Deltoides.

En Francois, Monde, Maule , Cayen.

Eft un petit coquillage fort connu dans les Poiflon-neries ; il a la figure approchante de ceJie d'un petitmufcle, d' peut-£tre eft venu (on nom ; il s'ouvrecn deux parties egales, voutees ou convexes en de-hors, & coneaves en dedans. II y en a de deux efpe-ces generales; une de mer, & une de riviere. LaMoucle de mer eft la plus eilimee, ayant beaueoupmeilteur goüt que l'autre. Sa coquille eft noire,bleuätre, polie, Iuifante; ellerenferme un petit poif-fon oblong, gros comme une feve, tendre, blanc,nageant dans une eau falee, delicar, fort bon ä man-ger.

La Moucle de riviere a la coquille ovale,jaunätre,eile renferme un petit poiflbn de la grofleur & de lafigure du precedent, nageant auffi dans de l'eau, maisil n'eft point fale; fa chair eft un peu dure 8c indi-gefte.

Les Moucles fe trouvent ordinairement attachees ädes rochers, ou quelquefois ä des morceaux de bois,par certains calus pierreux qui ont ä peu pres la figu-re de l'alveole d'une grolle dent ; elles fönt auffi en-vironnees d'une efpece de mouffe filamenteufe ; ellesvivent d'eau dont e'les rempliffent de tems en temsleurs coquilles; la puifant avec leurs ouies par unemaniere de refpiration, e.les s'ouvrent, elles te refer-menr, elles fortent ä moitie de leurs coquilles & ellesy rentrent, il y en a meines une grande efpece quivöllige ä la fuperficie de l'eau ; elles fe cachent 6cs'enterrent dans le fable en des tems qu'e'.Ies fententlefroid: elles ejaculent quelquefois une hqueur blan-che comme du Ja». Ceuxqui voudront etre plusam-plement intlruits für cet article, pourront iire les Dif-fertations qu'en ont donnees M. Poupart , M. Mery& M. de Reaurnur dans des DifTertations feparäsqu'on trouvera dans les Memoires cie l'AcademieRoyale des Sciences; ks Mouies contiennent beau-eoup d'huile, dephlegme & de fei volatil.

La coquille de la Moucle , etant broyce für le por-phyre, eft aperitive par les urines, & propre pourar-reter le cours de venire ; la dofe en e/t depuis demiferupule jufqu'a une dragme. Celle de In Moucle demer eft propre pour deterger tff confumer les cata-ractesqui naiffent für les yeux des chevaux, li apresles avoir pulverifees on en foufle dedans.

Le poilfon eft defliccatif 6c refolutif.

On dit qu'en quelques lieux du Brelil on voit des

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