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eft comme un grognement, il vit d'ecume de mer.]| y en a de deux cfpece9 qui different peu I'une del'autre: il ett trop dur pour etre mange"; oa ne s'enfert pomt dans ks aiimens.
II eft apetitif, etant deffeche & pris en poudre. Ladofe en eil une dragme.
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Lyfimachia lutea, J. B. Raii Hill.Ly/imacbia lutea major vulgaris, Park.hyßmacbia lutea major, qua Diojcori&is, C. B.Pit. Tournef.
Lyfimacbium verum , Dud. Gal. legitimus» , Eid.
En Francois, Corneille. Lyfimaebie. Perceboße.Cbafebojfe.
Eft une plante qui poufle plufieurs tiges ä la hau-teur de deux ou trois pieds, droites, velues, ayantplufieurs nceuds de chacun defqueis tortent trois ouquatre feuüles oblongues, pointues, femblables ä Cel-les du Säule, d'un verd obfcur en deffus, blanchätres& lanugineufes en deffous. Ses fleuis fönt placees encinq ou fix parties , jaunes, d'un goüt aigre , fansodeur: lorfqu'elles fönt paffees il paroic en leur placedes fruits ordinairement fpheriques, lefquels s'ouvrentpar h pointe en plufieurs parties, 8c renferment dansleur cavite des femences femblables ä ce'.les de la Co-riandre, d'un goüt aftringent: fa racine eft rarnpante,rougeätre. Cette plante croit dans les raarais, prochedes ruiffeaux, aux bords des ioffez 8c autres heux hu-mides : eile contient beaucoup de phiegme & d'huile,peu de fei.
Elle eil fort afiringente & vulneraire; on s'en fertpour la dyfenterie, pour Its hemorragies, pour net-ioyer 8c confolider les playes.
Lyfimachia, a Ly[imaho, parce que l yfimachus,fils d un Ro> de Sicüe, nnt le premier cette plante enliläge.
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M A B O U J A RADIX.
Äj[Ahou]a radix, C. Biron, eft une racine de l'Ame-■* * ' nque dont les Sauvages fönt des raaffues, aveclefquelles ils s'arment pour attaquer leurs ennemis &cpour fe defendre ; cette racine eft longue, groffe,compacte , plus dure- 8c plus pefante que le bois defer, de couleur noire, tuute garnie de nceuds groscorame des Chateignes; chaque maffue eft de la lon-gueur d environ trois pieds 8c de ia groffeur d'un tres-gtosbaton; l'arbre d'oü l'on tire cette racine n'ell pascommun; on en trouve für le haut de la montagnede laSoufriere ä la Guadaloupe, eile eft fort eftinieequand eile a une figure de iriJÜue.,
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Mabouja, fignifie chez les Americjuafns, IeDlable:ils ont donne ce nom ä cette racine, comme pour dire,raci.ie du diabie; parce quequand ils en fönt mrnez,ils croyent avoir la force du üiable, ou etre tres-re-doutables.
M A C H A - M O N A.Macha-mcna , C. Biron.En Francois , CalL/ffe de Guinee , ou Calbaffea'Afriqtie.
Eft un fruit de l'Amerique , qui a la figure de nosCailebaffes, long d'envijpr. un pied , 8c de fix poucesde diametre ; fon ecorce tft ligncuie 6c tres-dure; onen pourroit fabriquer des taffes 6c d'aufres utenciles,comme on fait avec le Coco ; ie deffus de cetteecorce eft veloute, verdätrejle dedans de ce fruit eftdivife par totes, comme le Melon l'eft par dehors;ces coies fönt feparees par des filamens qui en atta-chent la chair ä la pattie interieure de lecorce, Scces filamens partent de la circonfxrence & fe termi-nent au cceur du fruit; fa chair eft de la meme cou-leur que le dedans de ia Citromlle; mais au heu quedans nos Citrouilles les graines fönt abondantes, Sctoutes au cceur du fruit,au contraire, dar.s le Macha-mona il y a peu de femences qui fönt repandues danstoute fa fubftance , fort envelopees dar.s fa chair, Sceloign^es les unes des autres: ce fruit nait ä un arbrehaut Sc gros pour le moins comme nos plus grandsChenes; fa feuille eft epaifle 8c plus grande que celledu Maronnier d'Inde; il croit aux Wis de l'Arr.eri-que: fon fruit eft attache ä l'arbre par une queue quin'eft autre chofe que tous les filamens du dedans,lefquels s'y reuniffent ; ou ii l'on veut, iti partent decette queue, 8c fe divifant, ils vom tapifler lecorcedu fruit en dedans & fe paruger en cöies.
Quand ce fruit eft meur, fa chair ä un goüt aigre-let un peu ftiptique; on le trouve delicieux dans lespais chauds; on en prepare une liqueur dont on ufecomme de Limonade pour fe rafruchir; on en don-ne aux malades pourle cours de ventie ; ii l'on faitfecher cette chair , eile aura un goüt auiii agreableque ceiui du pain d'e'pice de Reims : les efdaves enfönt de la bouifiie avec de l'eau; fa quahte eft abfor-bame. Les femmts d'Airique fe fervent de cette chairpour faire cailler le lait, comme on fe lert ici de laprefure.
Ses femences fönt groffes comme de petits pignons,Sc de la figure d'un rein, de couleur de chätetgne;elies renferment chaeune une amende beaucoup plusdelicate au goüt que nos amandes douces.
Macba-mona; c'eft-ä-dire,en langage du Pa'is,man-ger des oiieaux: on a donne ce nom ä Ia calbaffe deGuinee, parce que les oifeaux ,Jtjui ont le bec fort 8c •robufte, entament l'ecorce de ce fruit pour en man;ger la chair, dont ils fönt fort friands.
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