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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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roit difficlie d'en reprefentet ks agremens: les Indienss'en fervent pour honorer leurs Dicux & pour fe pa-rer. Cet oifeau prend fa nourrnure des fkur>, & >'onrapporte, comme une chofe üffutec, que quand xsfleuts fönt pafiees ll fiche fon bec dam ic ironc d'unarbre , & il demeure comme immobile pendent fixmois, ou jufqu'a ce que les fkurs renaifkm Si cet-te circonüance eft vraye , il faut qu'il tire fa nour-riture du tronc de cet arbre pendant le tems qu'il y dt-meure.

On dit que ce petit oilcau eft bon pour la gouttefciatique, etant pris en poudre dans du vin.

GUAN ABANUS.

Guanabanus , Oviedi, Cluf. in Gar«.En Fran^ois, Guanabane.

Eft un grand & bei arbre des Indes, dont le boiseft fort tendre: il porte un fruit tres-beau, gros ordi«nairement comme un Melon mediocre, & quelque-fois comme la rite d"un enfant. L'ecorce de ce fruiteftverte, & femble diftinguee par certaines ecaiks,comme la pomme du pin, mais qui ne fönt pas fielevees ni li rüdes; car toute l'ecorce eil fort delee,n'etant p.-<s plus epaiffe que celk des poires. Sa chaireft fort blanche & d'un goüt tres-deheat; e.le fe fondou fe diflbut en la bouche auffi faeilement comme iacreme du lait ; eile enveiope de grandes femencesnoitätres, un peu plus groffes que Celles des courges.

Ce fruit et de qualitö rafraichiffante, 6c profitable«Jans les grandes chaleurs.

Cette efpece de Guanabane eft differente de celledont Scaliger parle au livre des Subtilitcz contre Car-dan, en cette maniere:

Le Guanabane eft un arbre haut qui a le tronc comme le Pin ; fa feuille eft grande öc longuette j,, fon fruit eft gros comme un melon , couvert d'une peau epaiffe d'un doigt, verte, luüante comme un Coing: ia chair eil blanche & douce comme du lait caille , contenant des grains qui ont la figure des Fazioks.

Guillaume Pifon pretend que Clufius s'eft trompiavec Scaliger en plufieurs chofes dans la deferiptioudu Guanabane, qu'il appelle Guanambantts : voici cequ'il en dit:

Charles Clufius.dans fes Annotations für les plan-J, tes des Indes decrites par Garzia«, Livre 2. Chapi- tre 10. cite Jules Scaliger, dev'rivant ce fruit;mais cette defeription elf enue-iiielee d'errcrs qui ne fönt pas petites. Entr'autres il fe trompe quand il dit que le Guanamban nait für un arbre haut & ele- ve: car ä peine la plante qui porte ce fruit peut- eile etre appellee un arbnffeau, ne croiffant pas plus,, haute qua la moitie d'un komme, & pouffant plü> tot des farmens que des rameaux, lefquels portent des fleurs d'une belle couleur jaune: le fruit de Gua-,, namban leur fuccede; il a cinq angles & autant de jointures un peu 6!evees, qui etant ouvertes, mon-,, trent des femences reffemblantes aux pois etliches, premierement vertes, puis en meunffaat elles pren-

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nent une couleur bleue-noirätre &!uifante. Ce fruit eil en d iupeifick lanugineux & p;quant comme les,, feuiiles du Lhardon bemt; les feuiles de la plante,, lo. t lemblabks ä Celles du PentafhyUum commun. Ün ne fe fert de fes femences chez les Malaiei s que coii;me des auires kgumes ; on les fait cuire uans les foupes avec de ia viande; elles excitent des vents comine les ^ois; elles ont queique chofe de degou-,, tant, Sc elles iächent le venire ä ceux qui n'ont pas courume d'eii manger. C'eft lei , continue nötre,, Auteur ,1a vetitabie defeription du Guanamban que,, j'ai de mes propres yeux: & l'on doit plus ajoü-,, ter de foi ä un homme qui a, qu'ä dix qui ont feulcment oui dire.

Voilä ce que d.t Pifon a ce fujet; mais j'eftimequ'en donnant fa defeription il n'a pas fujet de cnercontre les autres, puifqu'apparemment ce fönt desfruits differens fous un meme nom, & qui croiffenten divers climats de l'Amerique.

Pifon rapporte encore une autre efpece de Gua-namban qui croit dans la Gu'nöe; fa feuille eft gran-de, femblable ä celle de l'Acante, incifee piofundt!-ment: fes fleurs font jaunes, fes fruits fo.t gros.ob-longs, ayant plufieurs canekures & incikures emi-nentes en fa longueur, aboutiffant ä ur.e couronnecompofee de huit petites feuiiles.

G U A O.

Guao. Thetlatian. Eft un atbre des Indes Occiden-tales dont le bois eft ferme, verd & empreint d'unfuc caullique & brülant ; (es feuiiles font epaifle?,charnues, velues, rouges, ayant de petites veines decouleur de feu, fes feuiiles ne tombent point , eiletdemeurent toüjours für i'arbre; fon fruit eil de Ia fi-gure & de la groffeur de celui de l'Arboufier, mais facouleur eft verte : cet atbre croit au iViexique , enl'Ifle de Saint Jean de Portorico, &en d'autres licux;il ne fait pas bon fe repofer deffous & s'y endornur,ä caufe de l'acrete de Ion fuc ; c'eft un depilatoire,car il enleve k poil de tous les animaux qui s'y frot-tent; on tranfporte de Ion bois en turope, on enfait des quenouille* de chaht, parce qu'on croit qu'ilfait nourir les punaifes, mais il caufe ä ceux qtu ytravaillent des enflures aux mams & au vifage qui du-rent quelques jöurs.

Les noms Guao & Thetlatian font Mexiquains.

6UARAQUIMYMIA.

Guaraquimymia, eft un arbrifkau du Brefil qui ref-femble au Mine.

On dit que fa femence etant rrangee, chaffe peude tems apres les vers des inteftins.

GUAVAVA.

Guayana, Park.

Guayava pomifera Indien, C. B.

Gitajava In die a fr nein mali facie , J. B.

Pom'f