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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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c u.

cequi n'eft pas etonnant, puifqu'on prend prcTente-meat en Frame piuiicurs efpcces de i'euilks ei) guifede The, comme Celles de Capillaires de Canada, deJa Vaomque, de la petite Sauge, de la fleur de Co-quelicoc.

C U ß E B JE.

Cubebt, Gin. Acoß. en Francois, Cuhehes , fönt

de petits fruirs kcs, ronds, fembiables au poivre noir,

mais un peu plus petits, ridez., de couleur brune gri-

fätre, d'un goüt aromatique agreable: on nous les a-

porte des Indes attachez ä de petites queues; ils croif-

fent abondamment aux Ifles de Java, de Mafcaregne

ou de öourbon, a un petit arbre ou arbriffeau lam-

pant, & s'attachant aux arbres voifins comme le Lier-

re; fes feuilles fönt petites, lougues & etroires ; fes

Äeurs lont fort odorantes; quand elles fönt pafiees, il

paroit des grapes chargees de bayes rondcs qui fönt les

Cubebes, on les met fecher au foleil pour les tranf-

porter. Cet arbre croit fans culture. On dit que les

habuans du pai's fönt bouillir les Cubebes dans de l'eau

avant que de les vendre aux marchands, afin d'em-

pecher qu'elfes ne foient en etat d'etre femees ail-

leurs ; mais cette hiftoire fe detruit d'elle-merr.e , fi

l'on conlidere bien ce fruit, car les rides qui paroif-

fent für (a peau, fönt une marque qu'il a ete feche

en fortant de l'arbre. S'il eüt ete infule ou qu'on l'cut

fait bouillir auparavant, il fe feroit gonfle comme le

poivre blanc.de plus il auroit pcrdu Ion goüt aiomati-

que par cette coclon, 8c il ne lui feroit refte aucune

oonne qualitö.

On doit choiiir les Cubebes recentes, groffes, biennournes, aro<r,at.'ques & acres au goüt; eiles con-tiennent beaueoup d'huile & de lel volatil.

Elies fortifient le cerveau & l'eftomac, elles exci-tent i'appeüi , elles refiltent a la malignite des hu-meurs, elles corngent la mauvaile haieine.

Le nom de Cubeba vieiu des mots Arabes Cubebe,ou Quabeb, qui lignifientla meine chofe,

C U C I.

Cuci, Plinio, Linfc. Eftun fruit des Indes Orienta-les, road & oblong , de großem capable de remplirla rnain, de coileur jaunätre, d'un goüt doux 8c a-gr^able, renfermaat un gros noyau tres-dur; il croitä une efpece de palmier appelle Cucwphera , ou Cucio-fb- ran.

Ce fruit eft cordial, reftaurant.

CUCUBALUS.

Cucubalus , Plinii, Lugd. Pit. Tournef.Cucubulum quibufdam , vcl Alfine baccifera ,

Cyclamiiftts altera , Diofc Plin,i.

Alfine baccifera , Ger. Raii Hill.

Alfine najor, Cluf Hill. Maxima, Thal.

/iijine jcundens baccifira, C. B.

C U. 179

Eß une Plante qui pouffe plufieurs tfges farmenteu-fes furpaflant la hauteur dun homme, flexibles, foi-bles, greles, rondes, nouccs, rampanies ä terre li el-les ne fönt ibütenues par des arbres voifins , ou pardes perches; il fort de chacun de (es nceuds deux feuil-les oppofees, fembiables ä Celles de la Morjeline.maisplus grandt-s 8c egalant ce les de la Panetaire.molles:fes fleurs fortent d'une enveloppe ou follicule, com-pofees de cinq ou fix feuilks Manches verdätres, dif-pofees en ceillet; illeur iuccede des bayei großes com-me Celles du Lierre, de figure ordmairement ovale ,vertcs au commencement; mais en meurifTant ellesdeviennent noires & molles: elles renferment des fe-mences qui ont le plus fouvent la figure d'un petit rein ,cntaflees enfemble, noires, luifantes: fa racinc eft lon-gue, menue, farmenteufe, ramparite.fibree,blanche.Cette plante croit aux pai's chauds, comme en Efpagne,en habe, en Languedoc, aux lieux humides & om-biageux.contre les hayes,dans les buiilons, proche desfontaines. Elle contient beaueoup de phlegme 8c d'hui-le, peu de fei.

Elle eft humerftante, rafraichißante, propre pour Icspertes de fang, etant prüe en decoftion.

C U C U L U S.

Cuculus, en Francois, Coucou, efl un oifeau vorace&carn.icier, qui a quelque reHemblaiice avec l'Eptc-vier; il fe tient ,'Ltd lur les arbies, für les pierres &aux bords des rivieres; il fe cache l'Hyver lous terre,dans les creux des pierres, & des racines d'arbrei,oüil mue & change de piumes au Printerns; il le nrur-rit de chair de cadavres, de peius oifeaux, de che-nilles, de mouches, de fruit» ; Ion cn ordinaire eftCoucou, d'oü vient (on nom. 11 y en a de deux efpe-ces, de grands & de petiti qui ne different qu'en gran-deur. Ses petits tirei de leur nid, fönt bons ä man-ger ; ils contiennent beaueoup de fei volatil &d'huile.

On eftime le Coucou 8c (es petits pour l'epi'epfie,pour la piene, pour les fievres intermittentes, pourla colique. La coütume eft de les rdduire en cendresavant que de s'en lervir : mais cette mAnode uevaut nen: car h calcination fait diiliper toute la par-tie vol.'tile & eflentielle de ces amrraux. 11 vautmieux en faire des bouillons qu'on fera prendre au ma-lade.

La (iente du Coucou eft propre pour preferver dela ra^e, etant pnfe interieurement.

CUCulus , a GrMO rAr.r.v^ } Coucou.

CUCUMER, feu CUCUMIS.

Cucumis, Trag. Ang.Cucumis Jativus , Btunf. Matth Paik.Cucumis vulgaris viridis ZS aibui , j. B.Cucumis "vulgaris, Düd.

Cucumis jativus vulgaris, C B. Pit. Tourre-fort.Cucumis fativui s efeuknut^ AJv. Lob.

Z 2 Cucm-

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