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17<S C R.
XJreia mar Ina , Lon.
Baticula, quafi parva Bads, Csef.
Critbmum marlnum , Dod.
Critbmum multis , ,/foe fueniculum mar'mum ,J. B. .
Critbmum , fivefxmculum marhwium minus,C B. Pit. Tourncf.
Crethumum marinum, Cord. hift.
Foeniculum mar'mum, _/*z>tf Empetrum, Adv.
Calcifraga, Lob.
ß^;'j, Gefn. Hort.
EnFrangois, Perce-pierre, ou Patfe-pierre.
Elle eft haute d'environ un pied, s'dtendant en lar-ge : fes femlks fönt etroites, charnues, fubdivifeestrois ä trois corame cel'.es de la grande efpece, maisim peu plus larges, de couleurverte-brune, d'un goüttirant für le Säle. Ses fleurs fönt aux fommitez de fesbranclies comme en l'autre efpece, difpofees en om-fedks jaunes: eile croit für les rochers dans les pai'schauds, proche de Ja mer: eile fort des fentes despierres, quelle femble avoir faites, d'oü vient qu'onl'appdle Perce-pierre. On la confit dans du vinaigreapres l'avoir cueillie en fa vigueur, pour la conferver& en manger l'hyver en falade.
L'une &z l'autre efpece de Bacile contiennent beau-coup de fei, d'huile & de phlegme.
Elles fönt aperitives, & particulierement la grande,propres pour la gravelle , pour atteuuer la pierre durein & de la veflie , pöur exciter l'urine & les moisaux femmes.
CROCODILUS.
Crocoäilus, en Francis, Crocodile, eft Je plusgrandde tous les lezards; \\ eft amphibie , couvert d'unepeau fort dure , ecaüleufe , jaunätre & blanche; fateie eftlarge, il a un mufeau de cochon qu'il ous-rejufqu'aux oreilles, faifant voir en dedans des macboi-res garnies de dentscanines, longues, rondes, oucy-Jindnques, pointuss, canelees tout autour, Manches,fortes & bien trer.chantes. Les racines de ces dentsfönt creufes, & deux fois plus longues que les dentsmSmes: fes yeux fönt femblabks ä ceux du cochon:fes pieds fönt armez de gnffes fort aigues; fa queueeft fort longue. On trouve des Crocodiles en Alle,en Afrique & en Amerique ; ceux que nous voyonsen France viennent du Nil en Egypte, oü il y en agrande quantite ; mais les pks~ gros fe trouvent enAmerique, aux environs de Panama: on en a vü deccnt pieus de long; on les appelle Caymanes; ils ha-birent dans ks nvieres Sc aux rivages; ils mangenttout le poiffon ; ils fönt friands de chair humame:ceux Ju Nu devorent des enfuns, & ceux de l'Ame-rique les hommes qu'tls peuvent attraper: i!s pondentfcurs ceufs comme les Tortues für les rivages. On nepeut prendre les Crocodiles qu'avec des hamey-uns deler, car leur peau eft il dure qu'elle ne peut etre per-cee d'aucune arqucbufadc.
CR.
Le peuple en Amerique mange des Crocodiles, 8tmSrnes leurs ceufs, qui fönt gros comme des ceufsd Oye, & dun goüt qui n'eft point agreable. En 1'lflede Bontan on apprivoife quelques-uns de cesanimauxon les engraiffe, & on les tue pour en faire un metstres-eftime; fi on les eventre, leurs entrailles rendentune odeur fort agreable.
La graiffc des Crocodiles eft refolutive & propre afortifier ks nerfs.
Crocodilus, * x S i KI ,(, crocus , fafran, &hito,t2i, mformtdans, comme qui diroit , craignant le fafranparce que le Crocodile craint beaucoup le fafran ä lavue, & encore plus a l'odeur.
CROCUS.
Crocus, J. B. Dod.
Crocus Jativus, C. B. Pit. Tournef.
Crocus verus fativus autumnalis, Park. RanHill. ' '
Crocum, Matth.
En Francis, Safran.
» Eft une plante qui pouiTe quelques feuilles Jon-gues, fort etroites, canelees; il s'ekve d'entr'elles äla fin du mois d'Aoüt ou au commencement 'debeptembre, une tige baffe, ou plütöt unped/cute quiloutient une feule fleur ä peu pres femblable ä celledu Cokhique, ou difpofee comme celle du Lvsmais plus petite , divifee en fix parties, de coukurbieuemeke de rouge& de purpurin; il nait en fonmiheu une maniere de houpe partagee en trois cor-dons decoupez en crete de coq, d'une belle coukurrouge, d une odeur agreable; c'eft cette hcmpe quenous appellons Safran; quand eile eft dans Ja viaueuron la cueiJJe avant le Jever du Soleil, ahn de la fairefecher. Quelques jours apres ü en vient une autrefemblable für la meme plante, on la ramaffe de me-me & on la met fecher. Ces houpes ou cordons fedevelopent;ou fe divifent en filamens, comme nousvoyons le Safran.
Le fruit de la plante vient du caüce de la fleur ileft oblong , releve de trois coins, divife inteneure-ment en trois loges qui contiennent dts femencesprefque rondes.
La racine du Safran eft une bulbe ou un tuberculedouble , gros ordinairement comme une Aveline •mais quelquefois plus gros, charnu, doux au goüt'couvert de quelques tuniques blanchätres ou cen'drees, garni en deffous de beaucoup de fibres oui l'at-tachent a la terre j une de ces bukes eft plus arofteque l'autre. ' 6
On eultive cette plante en plufienrs lieux de Fran-ce, comme en Gatinois, en l.anguedoc, vers Tou-loufc, vers Orange, ä Angouieme, en Normandie •mais le meilkur Safran & Je plus generaiement efhlme elt celui de Boifne & de Bois-Comnum en Gau-nois; le moins bon eft celui de Normandie.11 doit etre cheufi nouveau, bien fecW, nuis mol-
Jaifc* r. pi. vm. fig. s.