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5 (1792) (1792)
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5?o T A B L E GÉNÉRALE

féaux, les veífies qui fe font formées , pour en faire cou-ler la férolké, & on coupe tout l'épiderme qui formoit lesvcffies : on applique fur la plaie fraîche , des feuilles depoirée, fur lefquelles on a écendu du beurre frais , & onles change toutes les douze heures : fi le lendemain, ouquelques jours après, l'humeur paroît vouloir fe tarir &la plaie fefécher, au lieu de beurre, on étend fur lesfeuilles de poirée ou fur du linge, de l'onguent bafilicum ,faupoudré d'une pincée de poudre de mouches canthari-«îes. On a même recours à ce moyen , fans que la plaieannonce vouloir fe fécher , dans le cas où il eft importantque l'écoulement de l'humeur foit abondant.

Dans la plupart des Maladies , on laifie couler les vé-ficatoires tant que la nature y eft difpofée : mais il jen a dans lefquelles il faut les entretenir , & même lesrenouveler, comme nous avons eu foin de le noter. Unechofe importante à obferver ,c'eft que, dans les Maladiesqui font accompagnées d'inflammation, il ne faut appli-quer les véficatoires que quand , par lesboiflbns abondan-tes, par les faignées & autres remèdes appropriés , on adiminué la plénitude des vaifleaux , & la difpolkion ou l'é-tat inflammatoire du fang; car, fi on les applique plus tôt ,ils aggravent le mal, bien loin de le calmer, parce qu'enaugmentant l'action des vaifleaux, ils augmenteroient l'in-flammation. Il n'en eft pas de même des fièvres putrides ,malignes , &c. Les véficatoires n'ont fouvent aucun effetdans ces Maladies , parceque , fi on les applique trop tard ,la Nature épuifée, & par la Maladie, & par une longuefuite de remèdes , ne donne plus de prife à leur action.

Il faut fui vre, très-attentivement, l'effet des véfi-catoires. Il arrive fouvent que leurs principes paifent dansles voies de la circulation, fe porcent fur la veliie, &occafionnent des ardeurs, quelquefois une rétention d'u-rine. Dans ce cas , il faut donner au malade des boiffonsmuciiagineufes, du petit-lait, ou des émulfions , aux-quelles on ajoute du fei de nitre à petite dofe. On peutencore donnerFémulfion dégomme arabique,dont parlel'Auteur , tome II ,/>. 92. ( Voyez, pour la manière dontagifient les váficatoires , tome 11, p. 153, note.')

Prefcrit, tome II, pages 75, 92, m, 135, note ;»52, 153 & note; 155, 171, 186, 217 & 218; 223,064,283,294, 301, 321, 328, 342, 366,371,375, 412, 434, 449 & 45°> '»'»* IH> t a S es 6 7 »