tnlroduclion à la Table generali. xxiX
malades prennent moins de ces remèdes que lesmalades d'Angleterre ,puifque notre grain , notregros, notre once, pèfent réellement moins queceux des Anglois, cependant nous voyons cesremèdes produire les effets que nous devions enattendre : il en faut , fans doute* chercher la caufedans la rigidité de la fibre, plus forte chez le»Anglois, plus foible chez nous.
Mais une réduction importante à faire, c'eftdans les remèdes prefcrits par livre, comme ilarrive affez fouvent dans les recettes des médica-menscompofés,puifque la livre angloife diffèrede la nôtre de près de quatre onces, & que cettedifférence eft dans la proportion contraire à celledes poids qui la précèdent. Car depuis le grain »jufque y compris l'once , ce font nos poids quifont plus légers ; & c'eft notre livre , au contraire ,qui pèfe plus que celle des Anglois , de trois oncesfix gros trente-cinq grains, à peu près. On fent qu'acet égard , nous donnerions le remède à beaucouptrop forte dofe :auffi eft-ce là !e motif eflentielqui nous a porté à donner l'état ci-deffus, &àdéfigner, dans notre Table générale, toutes les re-cettes qui font Angloifes , ou par ces deux lettre?( M. B.) ou par cette foufcription, Pharmacopéed'Edimbourg: toutes les autres , étant de nous , outirées d'Auteurs François, ne font pas fufcepti-bles de réduction.
Quant aux vailfeaux uiïtés en Angleterre pourmel'urerles médicamens liquides, nous avons eufoin , dans tout le cours de l'Ouvrage , de réduireleur capacité à celle des mefures en ufage à Paris.Ainfi, toutes les fois qu'il y fera queftion de pin-te , de chopine , demi-fetier , verre , cuiller à bou-che , cuiller à café , il n'y aura pas de réduction àfaire ; il fuffit de favoir qut