Introduction à la Table générait. Y
«k dans lefquelles les remèdes ne peuvent donnerde lignes fenfibles de leurs effets qu'après unecertaine progreffion de temps, qu'on fe trouve leplus Couvent fruftré dans fes efpérances. Combiende traitemens font manques tous les jours, par lanégligence , & trop fouvent par l'ignorance desApothicaires ou de ceux à qui ils confient la pu-rification du mercure , & la préparation des médi-camens dans la compofition defquels entre ceminéral 6 ?
Le Médecin adopte la méthode que la confti-tution du malade,le caractère de la Maladie &l'intenfité des fymptômes lui difent de préférer.On fuit fcrupuleufement le régime , & l'on admi-niftre aux jours & aux heures fixées le remède , àla dofe prefcrite. Le Médecin & le malade fontdans la plus grande fécurité; & ils y font d'au-tant plus confirmés , qu'on voit prefque toujoursles fymptômes perdre de leur intenfité au bout dequelques femaines : mais ces progrès ne font pasde longue durée ; &, loin d'aller en augmentant vcomme il arrive lorfque le remède eft de bonnequalité,on les voit, au contraire, ralentir leurmarche de jour en jour , de forte que l'on eft in-fehfiblemeat parvenu au plus long terme d'untrait', ment,qu'il refte encore des traces plus oumoins feniibiesde la Maladie.
Cependant le malade ennuyé, fatigué , excédépar un traitement de plufieurs mois , fe trouvantd'ailleurs foulage, refufe de continuer- liaban»donne régime & remède ; & au bout d'un terme ,quelquefois très-court ,il tombe dans un état pireque le premier , parce que le remède , qui man-quoit des qualités néceflMres pour attaquer levice jufque dans fes racines, n'a fait, pour ainfidire, que l'étouffer. Aüffiksaal fe ranime t-ilaufi>