2 9 3 TABLE GÉNÉRALE
pour l'année 1754, a été entièrement négligée ou igno-rée dans ce pays-ci ; au moins n'avons-nous pas apprisqu'on en ait fait ufage.
Il y a encore d'autres infpiratoires , mais d'une conf-truftion bien moins commode, parce qu'il faut que laperfonne qui en fait ufage, foit debout ou affile. Cefont des efpèces de grandes cafetières fort hautes , &dont l'extrémité étant coudée, pour fe préfenter plusfacilement à la bouche, eft formée par une efpèce depetit pavillon , comme celui d'une trompette. On placela bouche & le nez dans cette embouchure, & on ref-pirela vapeur de l'eau & des plantes émollientes quifort dans la cafetière. Il y a un petit tuyau, qui montele long de cette cafetière, & dont l'ouverture eft versle fond, pour laiflèr échapper l'air qui fort par l'expi-ration , & en fournir dans l'infpiration .
Nous connoiflons plulieurs perfonnes qui fe font fer-vies de ces infpiratoires pour des maux da poitrine, &qui s'en font très-bien trouvées. Nous ne pouvons donctrop recommander l'ufage de ces infpiratoires, commenous l'avons dit dans la note citée au Commencement decet article .- car Hyppocrate , BoErrhaave & lesplus grands Médecins modernes , ont tous recommandéde tâcher de porter , dans les Maladies des poumons , ducanal de la refpiration & de la gorge , des remèdes lo-caux, & qui agiflent immédiatement fur ces parties.Nous confeillons en conféquence à tout le monde d'avoi-rde ces infpiratoires chez foi . comme on a des feringuespour des lavemens. Car on ne fauroit croire l'embarras ,la difficulté , & même l'impoflibilité de faire refpirer auxmalades , dans des efquinancies , des fluxions de poitri-ne, ou autres Maladies de ce genre, la vapeur de l'eaalimpie, ou chargée de particules émollientes : dans cesmoroens critiques, comme nous l'avons vu pluiïeursfois, on perd la tête. Le temps paffe , & le malade n'eltpas fecouru.
Nous ne pouvons nous empêcher d'ajouter à ce fujet,qu'il feroit fort â fouhaiter , en attendant que l'ufage deces Machines devienne plus commun , que les Apoti-caires eufîènt chez eux de ces infpiratoires, pour queles malades puiffent en faire ufage dans Poccafion ,comme autrefois ils avoient des feringues , avant que