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4? ö TABLE GÉNÉRALE
Ëjfais de Matière Medícele indigène , cités , Toms. I, peg.47 , note; découverte à laquelle ils font parvenus d'unenianière trop intérefiante , & qui fait trop d'honneur àleurs connoifíances & à leur zèle, pour ne pas en donnerici le détail.
" Depuis environ douze ans, dîfent ces Auteurs, un« Herborifte très-entendu, affbcié à une femme égale-„ mène intelligente en cette partie, débitoit & vendoit,„dans notre Province, une racine longue, rampante,„revêtue d'une écorce noirâtre, brune ou rougeâtçe,,„ blanche en-dedans , fe fendant facilement , dont la„ groffeur excède quelquefois la plume d'oie la plus forte ;„ d'un goût ligneux & légèrement douceâtre. Ils en fai-„ foient de petits fagots à Limitation de la falfepareille des„ droguiftes , & la commerçoient pour cette racine„ médicinale: avec laquelle la leur avoic beaucoup de réf.u femblance. La modicité du prix fie que ¡es Apoticai-„ res & les Epiciers de cette Province s'en approvifion-„ nèrent; car la falfeparcille exotique Te vend fix à huic„ francs la livre , tandis que la livre de l'indigène fe don^„ noit depuis douze jufqu'à vinge-quatre fols; auffi en„ avoient-ils un débit confidérable.
n Curieux de connoître cette plante indigène , qui fem-»bloic il exactement remplacer la falfeparcille, nous,. fîmes diverfes tentatives auprès de ces Herboriftes: leursn réponfes fimulées & fpécieufes nous firent compren-„ dre que nous attaquions un fecrec qu'on étoit réfolu
„de ne pas expofer ____ Nous promîmes une récom-
j, penfe honnête; ce moyen n'eut pas plus de fuccès.» Nous n'infiftâmes pas davantage ; nous comprîmes que» le meilleur de leurs connoiiTances botaniques de voit ,„ en quelque forte, leur refter exclufif. Cependant notre»j curiofité & l'envie de nous inüruire , révendiquoientm leurs droits: nous tentâmes d'autres voies pour par-»> venir à notre découverte. Nous confultâmcs l'énumé-» ration des végétaux qui croiflent dans cette Province ,„pour tâcher de juger par analogie. En conféquence„ nous déracinâmes le petit lis des vallées, qui s'appelle„une feuille, le grand liferon, le farrafm des buif-*„ Ions, &c. Toutes ces plantes furent foumîfes à nos„ fpéculacions & à Texten : mais leurs racines ne»•nous fournirent aucuns apparence de i'aifepareille n«.«•clónale. ■*