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5 (1792) (1792)
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DES MATIÈRES. i«S

donne au bras , à la jambe ; mais à la tête on rifque-ioit , en la donnant trop Itmg-temps , de caufer aumalade des vertiges , peut-être même des accidens plusgraves.

Quand on a ceffé de doucher, on conduit le ma-lade devant un feu clair, l'on sèche, à plufieursleprifes, la partie douchée , avec des linges chauds, & le malade fe repofe environ une demi-heure , jus-qu'à ce que la chaleur & la tranfpiration , excitées par ladouche, foient bien modérées. On peut prendre jufqu'àdeux douches par jour, une le.matin , l'autre le foir.Cependant, quoique fes effets foient plus foibles queceux du bain, fi elles font continuées trop long-temps,& réitéiées trop fouvent, elles peuvent devenir dange-xeufes.M. le Roy, ancien Profeffeur de Montpellier, a\u uneperfonne délicate cracher le fang, pour avoir pris,de fuite, un trop grand nombre de douches à la tête;& un Officier très-robufte, fut fingulièrement fatigué &maigri, pour avoir reçu quinze douches furia jambe Sefur la cuifle.

Toutes les parties du corps font fufceptibles d'êtredouchées. Dans les Maladies locales , telles que lesenflures cedémateufes , les gonflemeus , les douleursJhumatifmales , les paralyfies particulières , on fait tom-ber l'eau fur la partie affectée,, que l'on douche, danstoute fon étendue, jufqu'à l'origine du nerf dont cettepartie eft pourvue : ainfi, fi c'en le bras ou l'épaulequi foient malades, on douchera d'abord le bras oul'épaule, & on finira par le cou & la partie fupérieurede l'épine du dos: fi c'eft la jambu ou la cuifle, on dou-chera ces parties & l'épine du dos, depuis fon milieujufqu'à fon extrémité inférieure, ayant foin de faire frot-ter légèrement & continuellement , comme nous l'avonsdit. On obfervera qu'il faut que la partie que l'on.douche, foit pofée fur un corps folide, fur une pier-re, une planche, &c, & que la hauteur de la chucede l'eau doit être proportionnée à l'intenfité de la Ma-ladie. Dans la paraplégie ouparalyfie univerfelle, d'ail-leurs alfez rare , il faut furtout doucher la tète & tout»l'épine du do«.

"Voici la manière dont on fe conduit à Balaruc ,dont les eaux font particulièrement célèbres pour la.guerifon de la paralyfie; & elles méritent , à cet égard ,

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