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i5 4 TABLE GÉNÉRALE
„ de la trituration , avec celles qui font gommeufes ft„ làlines, elles peuvent encore être fufpendues en grandem partie dans l'eau : auffi les décodions & les infufion*„ aqueufes des végétaux forment-elles une claffe de mé-»dicamens auffi nombreufe qu'utile. Quoique la pluparc» des végétaux communiquent à l'eau leurs vertus , auffi„bien par infufion que par décoction , cependant on eft„ fouvent nécefiké d'employer cette dernière prépara-„ tion pourgagner du temps , parce qu'une décoction peut„ fe faire en quelques minutes, tandis qu'une infufion„demande plufieurs heures, & quelquefois pluficurs„jours. Les décoctions ne font pas de garde ; elles doivent„ être prifes dans les vingt-quatre heures. «' (M. B.)Décoction blanche.
Prenez de craie, bien pure, en poudre, deux onces;de gomme arabique , demi-once ;
d'eau commune, trois chopines.
Faites bouillirjufqu'à ce qu'il n'en rene plus qu'une pin-te : cette décoction convient dans les Maladies aiguës ,compliquées de cours de ventre , ou qui menacent de dé-voiement, dans les acidités de l'eftomac & desinteitins :elle convient furtout aux enfans qui ont des aigreursdans l'eftomac , & aux perfonnes qui font fujettes àéprouver des chaleurs brûlantes dans ce vifcére : il eftíl'ufage d'édulcorer cette boiffon avec du fuere, & del'aromatifer avec deux ou trois onces d'eau de cannellelimpie. Une once de craie en poudre , dilîoute dans unepinte d'eau , peut, felon les circonftanccs, tenir lieu decette décoction, ainfi que du julep de craie. (M. B. )Preferiré, Turne II, pages 154, 272; Tome II, page445-P/COCTION ries bois , ou dicoùiou des lois fudorifiques.Prenez de s,aïac rapé, trois onces;
de rai fin s fees , deux onces ;
de bois de fatfafras en petits copeaux , une once;
de réglijfe, demi-once.
Faites bouillir le gaïac & les raifins , à petit feu, dansquatre pintes d'eau, jufqu'à réduction de deux pintes ;alors ajoutez le faffafras & la réglifTe ; laiffez infuferpendant quelque temps : paffez , & laiffez repofer jufqu'à.ce qu'il fe foitfaitun précipité au fond du vafe; tirez àclair. Le malade en boira une chopine par jour. (M. B. )Preferiré , Tome IJ , p. Q85 ; Tome III , pages 66, 424,