Ves Cors aux piéis.
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CHAPITRE LX
Des Cors aux pieds,
V 1 out le monde fait qu'on donne ce nom à cannir«des durillons , & à des excroijjances calleufes qui £„* ?££,,fe forment principalement fur les orteils t c'eft-a-dire , fur les doigts des pieds. )
S I.
Caufes des Cors aux pieds.
(La caufe ordinaire des cors , efi la compref- JÀ ccawprfr-fion queles chaulfures trop étroites exercent fur fï^ s< desfyU 'le pied , dont la peau fe durcit , & forme un nœud 'qui s'enfonce en partie dans les chairs à peu prèscomme les nœuds des arbres.
Les petits-maîtres,les petites-maîtreiTes, ceuxqui penfent que , pour être bien chauffé, il fautavoir le pied plus petit , plus étroit & plus pointuqu'on ne l'a reçu de la Nature , ne veulent pascroire que les douleurs, dont ils font devenus laproie, tiennent à cette caufe. Cependant il eft defait qu'on n'obferve de cors, ni aux Moines quiportent des fandales, ni aux payfansqui vont fansêtre chauffés, ou avec des chauffures très-larges.
D'ailleurs les cors ne font pas les feuls accidensqu'occafionne la compreffion des fouliers. Qu'onexamine les pieds de nos élégans, ils ne relfem-blent en rien aux pieds des habitaos des campa-gnes. Ceux de ces derniersfont larges, étendus,de forte que le tarfe,\t mitatarfs & les orteils por-tant, autant qu'il eíí; poifible, dans toutes leursparties, concourent avec le talon, à donner le
Antres ef.fet» de lacompresióndes fouiieti.