44* 11 e Part- , Chap. LV, § III , Art. I.
me dans la cour, dans le jardin, &c.On la désha-bille; on Tallied nue fur une chaife, ou fur le pavé,le dos appuyé contre la muraille; on lui main-tient la tête droite, & on la fixe de manière à nepouvoir vaciller pendant Padminiftration des le-cours; alors plufieurs perfonnes, qui fe fuccèdentlorfqu'elles font fatiguées par cet exercice , luiTtojeñion jettent, fans interruption,de l'eau la plus froide
froide 1 toïe poffible au vifage,avec force &à une certainedif-
vifage. tance, en fefervantd'un gobelet oud'un pot quel-conque : cette eau fe puile dans des féaux qu'ona fous la main, &que d'autres affiftans ont lefoin de remplir, à proportion qu'elle manque.
Cette opération faite par plufieurs perfonnesalternativement , doit être pratiquée avec vi-gueur , & continuée pendant plufieurs heuresfans relâche, ou jufqu'à ce qu'on aperçoivequelques fignes de vie , qui fe manifeilent parpremiers de petits hoquets. Alors , fi on peut ouvrir la bou-
? gne J 5 q.v„ ré " che du fuifoqué, on tâche de la contenir ouver-te, en lui enfonçant, entre les dents, de petitsmorceaux de bois , pour pouvoir lui faire avalerune cuillerée d'eau dans laquelle on a mis fept
Aitáil voia- 0 u huit gouttes à'alkali volatil fluor. On lui intro-duit dans les narines de ce même alkali dont on aimbibé des papiers roulés en forme de mèche , &qu'on a foin de renouveler.
On reprend enfuite, & très-promptement, laproje&ion d'eau froide au vifage , car l'interrup-tion qu'on en a faite , doit être très-courte , & onla continue , en ceifant de temps en temps , pourlui faire avaler quelques cuillerées d'eau froideavec des gouttes à'alkali volatil fluor, comme ci-deflus, jufqu'à ce que le malade donne des preu-ves décidées de connoiifance,& qu'il commence
à articuler des mots.
sil Snor.