432 II e Part. , Chap. LV, § II , Art. I.
dans ces circonftances , d'être affifté de deux outrois perfonnes qui fe poffèJent bien. Autrementon fe trouveroit embarraffé, & les fecours per-droient de leur efficacité, parce que, malgré lameilleure volonté, ils feroient donnés avec uneconfufion , qui nuiroit au no y é qu'on voudroit fe-courir.
Nous croirions manquer àla reconnoiffance quetout bon Citoyen doit à la bienfaifance des offi-ciers municipaux de cette Capitale , fi nous gar-dions lefilence fur les fecours gratuits , & mêmerécompenfés, que , par leur ordre, on donne & ondoit donner aux noyés. C'eft à l'huminité & auzèle de M. Pia, ancien Echevin, que nous devonsl'établiifementque la Ville de Paris a fait en fa-veur desnoyés, à l'inftar de celui d'Amfterdam, &qui a été imité par la plupart des Villes de France,d'Angleterre, d'Allemagne,d'Italie ,&c.
Depuis le mois de Juin 1772 , que fubfifte cetétabliirement,juiqu'alafindel'annéeif78,onafauve deux cents foixante-dix perfonnes, dans lafeule Ville de Paris, & beaucoup plus dans les au-tres Villes du Royaume, qui fe font empreffées demarcher fur les traces de la Capitale : c'eft doncplus de fix cents perfonnes rendues à la fociété, &qui , avant cette époque, euiTent péri , quoiqu'en-core en vie; & il y a lieu de croire que par les foinsque le Bureau de la Ville fe donne tous les jours ,par les fecours multipliés qu'il employe , par lesinftruftions qu'il répand , on en fauvera dans peude temps un bien plus grand nombre.
Nous croyons ne pouvoir mieux faire , fur unfujet de cette importance , que d'ajouter à ce quenous venons d'expofer, l'extrait de VA vis »publiéen 1772, par MM. les Prévôt des Marchands OrEchtvins , concernant les perfonnes noyées qu* P a ~v roifent