J *---1B .......
Traitement des Accidens mortels , &C. 415
poufler dans Veflomac , deviennent infructueux,i! faut y renoncer , parce que V inflammation qu'onoccaiionneroit , en infiftant davantage , pourroitdevenir auflî dangereufe que le corps étrangerlui-même. On a vu des malades mourir de cetteinflammation , même après que ce corps avoit étéretiré.
C'en pourquoi , en même temps qu'on em-ploye l'un ou l'autre des moyens que nous avonsconfeillés précédemment, il faut faire avaler aumalade , & Couvent , quelque liqueur êmolliente , Dowercomme du petit-lait, du lait coupéavec de l'eau , i? cs 'f"' 1 "" 5de Veau a orge, ou une decoaion de iemlles demauve , le tout chaud.
S'il ne peut avaler, il faut lui injedlrer de ces ou les m-mêmes liquides, au moyen d'un tube courbé , ou ^0^"^d'une pipe qu'on conduit dans le goiier. Les injec-tions de ce genre, non feulement adouciflent lesparties irritées ; mais encore , lorfqu'on les lanceavec force, elles réuífiíTent fouvent mieux à dé-boucher le goiier, que tous les autres inftrumens.
Quand, après avoir tenté inutilement toutesfortes de moyens, on eft forcé de laiflèr le corpsdans le gofier , i! faut traiter le malade , commes'il étoit attaqué d'une véritable Maladie inflam-matoire. Il faut le/aigner; le tenir aune diète lé- Sainte. Ca-gère, & lui mettre autour du cou des cataplámes 1 * 1 ^" 1 "-dmolliens. Il faut même*le traiter par cette mé-thode , fi on a lieu de foupçonner une inflamma-tion dans le gofier, quoique le corps arrêté en aitété retiré.
( Quelquefois l'agitation & le mouvement, por-tés à un certain degré , font plus efficaces que lesinftrumens , pour dégager les corpa arrêtés dansle gofier. Un coup dans le dos les a fouvent dé-gagés i mais ce moyen eft plus sûr &pluseffica-
U,.
■if,