Druckschrift 
4 (1792) (1792)
Entstehung
Seite
413
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

Traitement des Accidms mortels, &c. 413

en confomption. Une /onde échappée en exami-nant la gorge, & avalée, tua le malade au boutde deux ans.

Il eft vrai qu'on voit tous les jours avaler despièces monnoyées de différens métaux , fans qu'iliurvienne rien de fâcheux ; on a même vu avalerjufqu'à cent louis d'or, qui fortirent tous avec lesJettes; mais que ces heureux hafards n'infpirentpoint trop de fécurité. Une feule pièce de monnoieavalée , boucha la communication entre Yeflomaa& les intefiins, & tua. On avale tous les joursdes noyaux impunément; mais on a des exemples*de gens chez lefquels il s'en eft fait des amas , quifont devenus caufe de mort, après beaucoup dedouleurs , comme on en trouve des obfervationsdans le Journal de Médecine , Novembre 17^9.

Une femme , morte , d'une fièvre lente , rendit,fur les derniers jours de fa vie , quelques noyauxde prunes, & enfin deux corps irréguliers groscomme une petite noix , queje conferve. Ce fontdeux noyaux également de prune , qui , avec letemps, le font recouverts en partie d'une fubf-tance brune, fpongieufe & aflez folide. Ayantouvert un de ces deux corps , on voit l'amande dunoyau deiféchée & de couleur noirâtre.

La troifième manière dont ces corps s'échap- ou us for-cent, eft par la voie des urines; mais ces cas font £$[£7 k *rares. Une épingle de moyenne grandeur fortiten urinant , trois jours après l'avoir avalée. L'ona rendu par la même voie un petit os , des noyauxdecerife , de prunes, &, à ce qu'on dit,une pêche;on penfe bien que cela n'a pu arriver fans occa-fionner les douleurs les plus atroces.

La dernière voie par laquelle fortent les corps 0« pu hindigenes & nuifibles , introduits ou pouffes dans peîa 'Veftomac , eft h peau. Il faut, pour que cela arrive,