^Symptômes des Defcentes , ou des Hernies , &C. 393
préfente une fa/near a longée, qu'on a quelquefois ge mem duconfondue avec le gonflement ou l'engorgement '"u cordonou cordon fpermatique. Il y a quelque temps qu unChirurgien Bandagifie tomba dans une méprifedecette nature , relativement à l'enfant d'un de mesamis. Il décida qu'il yavoit defcente : ç.n confé-quence, il donna un bandage; mais une faute grof-iière qu'il commit , fut de pofer le bandage , quoi-qu'il n'eût pu réduire cette prétendue dejcente.Comme cet engorgement étoit œdémateux, &LÏot'moitce que nous appelons une faufle hydrocele,qu'on fait ne point cauferde douleur , le bandagene fit que fatiguer l'enfant ; & comme on avoit ditqu'il falloit qu'il s'y habituât, on ne fit pas atten-tion à fes plaintes. Au bout de dix-huit mois, oudeux ans, on i>'aperçut que la fü/nearaugmen-toit : on me le fit voir ; je ne vis point de dejcente ;mais comme je devois me défier de mon juge-ment fur cette matière, je confeillai de le faireexaminer par M. Bou denave, célèbre Chirur-gien de l'Académie Royale des Sciences, quidécida que c'étoit un fimple gonflement œdéma-teux du cordon fpermatique. On fupprima le ban-dage , & on n'employa que des topiques fortifians ,qui le guérirent pariàitement.
On voit donc avec quelle précaution il faut Avecqueiieprocéder à l'examen des defcentes ; & fi un f a r m C p U r{ £"-homme qui pafle pour être de l'Art , s'y eft trom- ,icr à >' ex »-,
7. r , r . « -ru i- men des def-
pe , combien ne doit-on pas être relerve! combien eente*.ne doit-on pas avoir de défiance pour ces cou-reurs de campagnes, aflez hardis pour faire l'opé-ration, qui n'eftnécefiaire que lorfqu'il y a étran-glement & inflammation àun certain dégréî
L'on a vu ici une femme, dit M. Tissot,/* m Pratique
n 1 m ¥T so • meurtrière
ou Peuple, lome H, pages 169 & i?o, qui en- d es ciaría.treprenoit effrontément cette opération, & tuoit* 808 *