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II e Partie, Chapitre LIIÎ.
CHAPITRE LUI.
Suite des Maladies Chirurgicales.
Ce qu'ondoit enten-dre par luxa-tion.
Des Luxations des diverfis parties du corps.
V^UAND unos eft dérangé de fa place ou de fonarticulation , de manière à ne pouvoir plus rem-plir fes fonctions , on dit que cet os eft luxé ou dé-mis. Comme cet accident arrive fouvent à desperfonnesqui fe trouvent éloignées de toutfe-cours, & qu'alors elles font dans le cas de per-dre l'ufage du membre luxé, & quelquefois mêmela vie, nous allons expofer les moyens de réduireles luxations les plus communes , & qui deman-dent les fecours les plus prompts.
Une perfonnede bon fens ôzcourageufe, quife trouve préfente à l'inftantoù quelqu'un vientde fe luxer un membre, peut fouvent être plusutile au malade que le Chirurgien le plus expertqui n'arrive qu'après que le gonflement & Vin-flammation fe font déjà manifeliés. Car, lorfqueles chofes en font à ce point, il eft très-difficilede connoître l'état de Y articulation , & il eft dan-gereux d'en tenter la réduction : & quand on at-tend que ces fymptômes foient diflipés, \esmufclesfont tellement relâchés, la cavité eft tellementremplie, que l'os ne peut plus être retenu en place.
Idée générale de l'Opération & du Traitement qu'e-xige un Membre luxé.
!Lorf<¡ueta Une luxation récente peut, en général, être re-^cen^ ^ uite P ar ^xten/îonieule , c'eft-à-dire , en tirantle membre luxé} & cette extenßon doit être plus
Une perfon-ne intelli-gente & cou-rageufe peutêtre très-uti-le dans le casde luxation.