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194 II e Part. , Chap. L, § VI, Art. VIII.
tant de victimes qu'elle a attaqué de fujets. Les ra-vagesqu'elleoccaiionnoit, faifoientle défefpoirdu Médecin , qui n'avoit pas même la confolationd'efpérer de fuccès. A l'Hôtel-Dieu de Paris , elleétoitfunefteà toutes les femmes quienétoientatteintes ; & les obfervations éparfes dans les Au-teurs , & celles recueillies par les Praticiens , nefervent qu'à confirmer le caractère meurtrier decette fièvre. C'étoitdonc un fervice inappréciableà rendre à l'humanité, que de trouver une mé-thode de la guérir, qui fût fimple, facile à em-ployer, & fuivie d'un fuccès toujours certain.Cette méthode eft découverte, & nous la de-vons à M. Doulcet, Médecin de l'Hôtel-Dieu ,qu'une mort prématurée vient d'enlever aux juf-tes témoignages de la reconnoiflance publique.IVous nous hâtons de la publier, à caufe de fonextrême fimplicité, Se parce que nousfommesperfuadés que, pour peu qu'on veuille faire atten-tion à la defeription que nous allons donner decette Maladie , on fera en état d'en faire une heu-reufe application. Ce que nous allons dire, eftextrait d'un mémoire lu à une des aifemblées de laFaculté, dite prima menfis , & inféré dans leJournal de médecine du mois de Novembre 1^82.Cette fièvre eft occafionnée par un épanche-uaent laiteux far les vi/cères du èas-ventre,dansletemps où le lait devroit fe porter aux mamelles.Cette vérité eft confirmée par l'ouverture des ca-davres , qui préfente une matière laiteufe , compa-rable à du petit-lait non clarifié. Cette matière efttrès-fétide , plus ou moins abondante , allant fou-vent de deux à trois pintes ; & l'on y voit flotterde gros morceaux de lait caillé , pour l'ordinairefort blanc, dont un grand nombre fe trouventcollés à la furface des inteflins. Les Anglois qui ont