De l'Accouchement fimpU ou naturel. 157
De ce qu'il faut faire lorfque la Femme eflen travail.
Pendant qu'une femme eft en travail, \\ ne faut i> 0 int ¿re«lui rien donner d'échauffant. Elle peut prendre »g^g^,de temps en temps , un peu de panade , & boire
femmes. Cependant il femble que cette moTtalité n'y eft pas , j^"™ 1 *™*a beaucoup près, auflï confidérable qu'elle l'eft dans nos gnespa/nm-Campagues : eile l'eft à un tel point, que cela mérite la plus pír i t i e riesgrande attention de la part du Gouvernement, & qu'il fe-Sages-Fem-loit important que le Roi tendît au plus tôt une Ordon mes & desnance, qui empêchât abfolument aucune femme, ni aucun AccoucheursChirurgien, de pratiquer l'Art des Accouchemens dans les de v " la S cs 'Campagnes , fans avoir été au préalable examinés & reconnuscapables par les gens de l'Art , & en avoir des atteftations enbonne forme. ,
Je tiens du favant M. LE Roy, de l'Académie Royale Combien deíes Sciences , qui a été à portée de s'en affurer , par des f fî" mes V e '*blervations certaines , que , dans un canton fort étendu tent ; n g rmesde la Champagne, il meurt près de la moitié des enfants, par cetteraê-par l'ignorance des Sages-Femmes, & que, pendant tout me caul'e.le temps où les femmes ont des enfans, qui eft ordi-nairement, à la Campagne, depuis vingt jufqu'à quarante-cinq ans , cette ignorance fait qu'il en meurt beaucoupplus que des hommes , toutes choies d'ailleurs égales. Joi-gnez à cela les secidens auxquels celles qui ne meurentpas font expofées, par la mal-adreffe & l'ignorance deces prétendues Sages - Femmes , ou Accoucheurs de Cam-pagne.
Quant à ce que l'Auteur dit, que l'Art des Accou- Pourquoiehemens convient mieux aux femmes qu'aux hommes, ¡i les hommes.,, n. 1 jx u 1 j le »ont me-
1» eit pas douteux que la décence & la pudeur répugnent lés de fajrc
¿gaiement à ce que les hommes le pratiquent; mais qu'on i cs accouche-nous donne des Sages-Femmes inftruites, & les hommes mens,ne fe mêleront plus de cette partie de la Chirurgie, d'au-tant plus faftidieufe pour eux, que les occafions d'exercerleurs talens, font heureufement très-rares : car il eft de sur centfait que fur cent accouchemens, il y en a quatre- viugî- accouche-tlixqui font uniquement l'ouvrage de la Nature; & que , mens, il yfur les dix autres , il y en a huit qui ne demande:», en » 9° 9¡"iqu'une pratique «ommuiie : Tur cent actsutbemtns , ^^"de h Na-ture.