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Traitement de la Rage confirmee. 509
» (Si la perfonne bleflee eil bien conftituée& d'un tempéramentJ anguín , il faut faire d'abordune ou deaxfaignées du bras ou du pied , aprèsavoir débarraifé les entrailles par quelques la-vemens laxatifs.
«On fera tremper, matin &foir, une heurede fuite, les jambes dans l'eau chaude, maisd'une chaleur tempérée; & s'il étoit poffiblede plonger tout le corps dans un bain tiède,cela feroit encore plus utile.»On lavera long-temps la plaie avec l'eautiède , chargée de fel marin. On doit réitérercette lotion, furtout les premiers jours , &même au delà , fi le mauvais état & l'afpecí: dela plaie l'exigent.
» Si la ¡norfure en considérable, fi les chairsfont déchirées, hachées, profondément con-tufes , on fera des Jcariftcations profondes ; onféparera les lambeaux ; enfuite on fera deslotions avec Veau Jalée tiède, ou, ce qui fe-roit préférable , fi les circonftances le permet-
Mdthoctede M. de
LalTonne.
Saiüiníej,lavemens.
Bains d*jambes &
bains entiers.
Lotion furla plaie avfCfeau falÉC.
Scarifies-lions protondes.
eu ce traitement, que le Gouvernement s'efb determiné à lepublier , nous croyons concourir à fes vues en l'inférant,dans notre Ouvrage. On ne fauroit trop répandre les moyens 'de guérir cette Maladie cruelle : & quoique la méthodequ'on va lire n'ait guère d'autre avantage fur la précéden-te , que d'être plus détaillée, cependant, jufqu'à ce qu'onen ait trouvé une qui foie fûre, infaillible & invariable,telle que le défire toute la nation , avec le refpeétable Ma-giftratquîadépofé une fommede iaoo livres entre les maiusde la Société Royale de Médecine, pour être diitnbuée àcelui qui détermineroit quel peut être le meilleur traitementde cette Maladie, ce n'eft qu'en extrayant de chaque mé-thode éprouvée les remeda indiqués par le tempérament, l'âge,l'inteniité de la Maladie, & les autres circonftances quepréfente le fujet, qu'on pourra fe flatter de voir fes foins cou-ronnés de fuccês.
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