'Moyens iepréferver les Chiens de la "Rage. 503
Sz M. Andry l'a publiée dans fes Recherches jurla rage , inférées dans les Mémoires de cetteCompagnie pour l'année 1776.
5» Le 5 Juin i???, dit M. Beudon , j'allaiObferotio»,»voir un malade à quelques lieues de notre■n Ville. Tous les gens de la maifon étoient dans» l'alarme. J'appris qu'un chien de la baffe-cour ,■n qui étoit fort & vigoureux , avoit été mordu ,•» quelque temps auparavant, par un chien en-s) ragé; qu'on avoit cru ce chien préfervé de la»rage, parce qu'on avoit eu le foin de le faire»flâtrerlkàe lui faire manger une omelette pré-parée avec V éc aille d'huttre. Mais le jour même» de mon arrivée , ce chien entra tout à coup« dans un accès de rage; fe jeta fur une truie,» qui devoit mettre bas trois femaines après ; la« maltraita beaucoup ; lui fit une plaie confidéra-» ble à la cuiffe; puis attaqua un petit chien , qui» étoit dans la maifon , \e bleffa au cou & lui dé-» chira la moitié d'une oreille.
«Ce chien fe fauva enfuite, fans qu'on pût Jeti rejoindre. Le Maître de la maifon ordonna de« tuer le petit chien & la truie ; mais je le priair> de les faire enfermer, pour faire fur eux quel-le ques épreuves : ce qui me fut accordé , à con-» dition que perfonne ne m'aideroit dans mon« traitement.
t> Je fis enfermer la truie dans une étable , &* je perçai un trou au plancher pour pouvoir•»l'examiner tous les jours. Je lui fis donner àr> manger , au moyen d'une auge de pierre , qui» répondoit dans la cour & dans I'étable. Pen-dant cinq jours , l'animal mangea à peu près«comme à fon ordinaire ; mais le fixième , ilr> étoit debout, la tête baiffée fur ta nourriture.»»Ilfut dans cette fituation, fans rien prendre
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