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3 (1792) (1792)
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De Vtmpoifonnetnent caufipar le Plombs 481

«Ven avaler ; foit fous une forme à demi-foluble ,telle qu'eiî la céruje , qui eft un plomb feulementdivifé par X acide du vinaigre i foit entièrementdiifous dans le vinaigre, ou dans les vins verts ,dans les vins qu'on veut adoucir. Nous pouvonsaifurer , à ce fujet , que tel eft l'infâme & punif-fable ufage des gens qui vendent du vin , dans lesautres cabarets de cette Capitale & des fau-bourgs, que nombre d'Invalides qui boiventdans ces cabarets, ont des coliques d'entrailles ,des paralyfies , &des trembîemens fi fréquens,queM.SABATTiER, le Chirurgien-Major, lesreconnoît au premier coup-d'oeil , & ne manquepas de leur faire des reproches d'aller dans ces ca-barets boire du vin ainfi empoifonné. Cet abus eftfi criant, qu'il mérite la plus grande attention dela part de la Police. Ces vins lithargirés font de tes vins iuvraispoi/ons , à qui il ne manque que la dofe pour fo*7Jíevrafetuer fur le champ, hesj'ymptâmes qu'occafionne poUons. *le plomb, dequelque manière qu'il foit pris inté-rieurement , font les mêmes que ceux de la coli-que nerveuje, ou de Poitou, des Peintres, &c,dont il eft traité , Tome 11 ,Chap. XXI, § III ,Art. IV, à des dégrés plus ou moins graves.

Mais ces douleurs ne furviennent ordinaire-ment que long-temps après que l'on a avalé lesparties métalliques áu plomb, & lorfqu'elles fefontfixées dans la texture des inteßins. Les effets duplomb ne font donc pas aufil délétères que ceuxdes ziwrespoi/bns corroßf s dont nous venons deparler : fon a¿tion eft, au contraire, lente &tardive.)

Traitement de VEmpoifonnement occafionnè par lePlomb ou Jes préparations , pris intérieurement.

(Lorsqu'on a bu une folution de plomb t telleTome IU. H h