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4í8 II e P art., Chap. XLVI, § V, Art. I.
ày eux d'ecrevijfes , la craie, le fil d'abßnthe, &c.Pour rdta- Quand les nerfs qui fe rendent à Vorgane duwir ta fer.ß -gœîi ont perdu de leur fenfibilité, on feranerfs du mâcher du grand raifort fauvage , ou d'autresv°to. fubftances irritantes, capables de la faire re-naître.
( Les Maladies du goût font rarement effen-t.dlles. Elles dépendent, en général, de quel-tj u'autre Maladie dont elles ne font que \esfymp-îQtnes. Il faut donc s'appliquer à découvrir cetteMaladie, & employer les remèdes qu'elle de-mande, parce que fouvent, & le plus fouvent,il n'en faut point d'autres.)
§ V.
Des Maladies de l'organe du Toucher.
Article premier.
Caufes des Maladies de l'organe du Toucher.
Le fentiment du toucher peut être vicié partout ce qui eft capable de s'oppofer à la librecirculation du fluide nerveux , ou d'empêcherqu'il ne fe rende régulièrement à la peau , quieft Vorgane du toucher , comme une trop grandeprefiion , ou un trop grand froid. Il peut êtreencore affecté par un trop grand degré de fen-fibilité, tenant à ce que les nerfs ne font pasaffez recouverts par Yépiderme ou lafurpeau, ouqu'ils font trop délicats ou trop tendus.
Toutes les Maladies du cerveau & des nerfs ,tout ce qui peut déranger leurs fonctions, eftdonc capable de vicier le fentiment du toucher.Auffi eft-il évident que les Maladies de cet or-gane procèdent des mêmes caufes générales que