Druckschrift 
3 (1792) (1792)
Entstehung
Seite
314
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

314 II e Part.,Chap,XLV,§1V,ArtII.

véritable Uepilepße eft funs doute plus fâcbeufe pour iefamfe faire malade , que pluiieurs autres Maladies ; mais ildeivpiicp- n'en eil point qui ibient moins douloureufes. Enraccc^l Bt corifidérant le malade de fang-froid , on ne voitqu'un homme privé de tout fentiment , &,, parcette raifon infenfible aux coups , aux meurtrif-fures , aux déchirures qu'il fe fait fouvent , ¡orf-qu'on l'abandonne à lui-même dans le temps deYaccès. Celui qui fe caffe un membre, qui lecoupe la langue, &c. , ne donne pas plus delignes de douleurs , que celui qu'on furveillede manière à prévenir ces accidens.

Le fpe&acle d'un accès d'épilepfie , quelquetrifte qu'il foit , bien loin de nous inlpirer de l'hor-reur & de l'éloignement , doit donc au contraireexciter notre pitié, & nous porter à garantir lemalheureux qui en eft l'objet, des fuites de cet ac~cei,qui font véritablement douloureufes pour lui.D'ailleurs , Xèpihpfie n'eft pas auffî générale-ment mortelle qu'on s'eft plu à le répéter d'aprèsHyppocratb. Toutes les Maladies de nerfs fontdifficiles à guérir , & Vepilepfie doit l'être plusqu'une autre , puisqu'elle eft une des plus gra-ves ; mais la croire incurable , c'eft ignorer lesreffources de la Nature & de PArt. Voici le pro-nofiic que M.-Tissot porte de cette Maladie,d'après les obfervationsdes meilleursPraticiens.fe JJepilepße qui fe manifefte dès l'enfance & quiperfifte , eft la plus opiniâtre ; & malgré ce qu'ona pu en dire , il n'eft pas exactement vrai qu'ellefe diffipe à l'âge de puberté.

Elle eft moins dangereufe , quand elle prend àl'âge d'un an & au deft us ; mais fi on n'y apportepas de prompts fecours, les accès deviennent fré-quens, les facultés intellectuelles fouffrent , lafanté même fe dérange : ces enfans tombent

I.Vpilepfien'eft pis gé-néralement

mortelle;

l r ]!e ne¡jui-rit pastoujours àl'âge de pu-herti