Canfés da la Mélancolie , &c. <x2^
La folie a elle-même plufieurs dégrés, depuisV imbécillité, qui eft peu différente de la premièreenfance, jufqu'à la fureur, que les feuls lienspeuvent modérer. On fait que cette Maladie aquelquefois des reniflions , & même des inter-w/^b/zstrès-confidérables, & qu'elle prend paraccès, danslelquels les fous ont une force éton-nante , que le jeûne n'eft pas même capable d'af-foiblir. Il femble , à cet égard , que le corps , enacquérant de nou velles forces, fe dédommage dela foibleife de l'efprit.
11 faut encore mettre fous ce titre la nofialgie, be lanaf-qu'on appelle très-improprement la Maladie au^tt^pays i cat cette Maladie n'eft pascaufée par le pays,pays où l'on eft, mais par le défîr de revoir celui
que l'on a quitté, c'eft-à-dire, notre propre pays,nos parens , nos amis , &c. )
Article premier.
Caufis de la Mélancolie , de la Folie ou de la Manie t<& de la ÎNofiulgie.
La mélancolie eft fouvent l'effet d'une difpo- Cw"w *fition héréditaire. Les réflexions férieüfes, for- ¡ISÜ?*"toutlorfque l'efprit eft long-temps occupé d'unfeul objet; les paßions, /es aff étions violentes del'âme , Vamour, la crainte, la joie , le chagrin , unorgueil effréné & autres mouvemensfembfables,peuvent y donner lieu. Elle peut encore être pro-duite par les excès dans les plaifirs de l'amour,parles narcotiques ou lespoi/onsflupéfians , par lavie fédentaire & la folitude , par Yàfupprejjïjn desévacuations accoutumées^ enfin par les fièvres ai-guës & autres Maladies.
Une violente colère peut changer cette Mala- outtfeBe.die en une véritable^/«» & le froid exceffif , fur- min*«*
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