Traitement du Rhumatifmt aigu. 16 9
■avoir attention de tenir Je drap & les couvertureséloignésdesparties affectées, au moyen d'un arcde cerceaux , & faire avec des couffins une efpècede rempart autour des coudes, des poignets, &c.
Abandonnée à elle- même, aidée limplementd'un bon régime, on ne doit pas douter que laJVature ne guériffe le rhumanfme aigu fans le fecours de l'art. Les moyens qu'elle employe fontjci , comme dans toutes les autres Maladies ai-guës, h fièvre , Vhémorrhagie du ne\, les évacuationspar les jettes , ou par lesjueurs ou par les urines.
L'art imite & féconde la Nature , en modérantla fièvre, Jorfqu'elle tfi exceffive , par hfaignéejen iöHicitant à propos les évacuations par les/è/¡es, par les Jueurs , &c.
Les fecoursdefart fontauflîtrès-utiles , danscette Matadie, pour calmer les cruelles douleursque fouffrent les malades, & leur procurer du re-pos au moyen des narcotiques.
Quelque refpectable que foit l'autorité dei>Y-Pt-WHAM , j'ofe , dit M. le Roy , avec beaucoupde Praticiens , ne pas être de fon avis fur l'ufagtdes narcotiques , employés fagement. Il ne paroîtpas qu'ils ayent l'effet de fixer la matière de laMaladie , & de la rendre plus rebelle. La grandedifférence qu'on obferve dans la durée & dansl'opiniâtreté de cette Maladie, paroît bien plustenir à fon caractère primitif & aux difpofitionsparticulières du fujet , qu'à la manière dont il efftraité. Lorfqu'un homme a eu une pleuréfie, il en aquelquefois une féconde, une troifième dans lecours de fa vie ; quelquefois il en eft quitte pourtoujours: il en eft de même du rhumat.Jme. Onpeut donc donner", Je fo>r, quinze ou vingt gout-tes de laudanum liquide dans un verre de Ja boif-fon , & les répéter felon l 'exigence des cas. )
Moyensqu'employéla Naturepour guérir]e rhumatif-jne aigu.
Quels fontceux quedoit emplo-yer l'art.
Util ¡tariernarcotiquesemployés ft-geraent.
Laudanum.Dole.