4S
I ■
164 II« Part., Chap. XXXIV, § I, A*r. If.
repofer, ou de dormir fur un terrain humide , oude voyager pendant la nuit.
Le rhumatifine peut encore être caufé par desévacuations excefiives , ou par la fuppreßon decelles qui font ordinaires. Il eft fouvent l'effet deMaladies chroniques, qui vicient les humeurs,comme du fcorbut , des Maladies vénériennes , desfièvres intermittentes automnales , &c.Lîeux où h Cette Maladie règne beaucoup dans íes lieuxen fréquent, ^ as ^ i lum jd es & marécageux, furtout parmi lesPayfans les plus pauvres , qui font mal vêtus , &qui , habitant des maifons baffes & froides , nevivent que d'alimens greffiers, mal-fains, peunourriflans & de difficile digeßion.
Article II.
Symptômes du Rhumatifine inflammatoire ou aigu.
symptôme» Lerhumatijme aigu commence ordinairementr rd ««feari. p ar lesfymptâmes communs aux fièvres. Tels fontles laffitudes, lefrijfon^ un pouls vite, Vinfomnie,la foif , &c. Le malade fe plaint enfuite de dou-leurs errantes , qui augmentent au moindre mou-vement. Ces douleurs fe fixent dans les membres,qui font fouvent gonflés & enflammés.eamftèrej Si l'on faigne dans cette Maladie , \efang a or-■fcu vetaêldinairement le même caractère que dans la pleu-rèfie, c'eft-à-dire, qu'il eft couenneux.ne ia fié- ( La fièvre qui accompagne le rhumatifine aiguvre " eft , pour l'ordinaire , rémittente ¡ fes redoublemens
font marqués en quotidienne.
symptôme» Des douleurs infupportables aux articulations
qu«du rtu- mobiles , font le cara&ère eflentiel de cette Mala-
maùiine die. Ces douleurs commencent ordinairement
a,ï "" par les genoux , & s'y fixent pendant un jour ou
deux , plus ou moins. Enfuite elles affectent fue-