122 líe Part., Chap. XXXII, § I, Art. II.
(Les urines , dans Vafcite , font plus foncées,elfes font rouges, acres & briquettes : /es piedsenflent , furtout Je foir : le matin , le vifage &îe bras fur lequel s'eft couché le malade , fontœdématiés. La foif eft continuelle.
A mefure que le ventre s'emplit, le diaphra-gme eft élevé en haut ; de là la difficulté de ref-pirer , furtout lorfque les malades font couchés.Le pouls eft lent, mais fréquent. Bientôt les ma-lades ne peuvent plus refter couchés fur le dos,fans courir rifque d'être fufïbqués. Ils font at-taqués d'une toux sèche, & rendent quelque-fois des crachats fanguinolens.
Enfin la pâleur du vifage , la cardialgie , la fiè-vre lente, les vents, h conjïipation, la maigreur desparties fupérieures , font encore des /ymptôrnesordinaires à Va/cite. Le ventre fe tend comme unballon ; il devient quelquefois fi prodigieux, qu'ildefcend jufqu'aux genoux , & fe crevafle , furtoutfi les tégumens font œdémateux. Les jambes s'ul-cèrent , & l'eau en ruiflelle de toutes parts. Quel-ques malades guériflent par ce fecours de la Na-ture : mais ces cas font très-rares, & n'ont lieuque dans la vigueur de l'agi. Il eft plus ordinairede voir la gangrène fe mettre aux jambes, & tuerle malade, s'il eft dans un âge avancé.) (2)
Ckraftères (2) Il arrive tous les jours , qu'on fait paffer des grojfejfa
^ui diftin- de contrebande pour Yafcitt; mais, outre la fluctuation, qui
guent l'afcite p eut f a ¡ re diftinguer ces deux états, on peut encore en juger
delà grofTef- pnr ]e virage ^ ^ porte j es j ra p re flïons de la Maladie dans
Yafcitt , & qui eft naturel chez les femmes groffes ; & par la
forme du ventre, qui eft plus enflé dans fa partie inférieure
par Ybydropifie que par la groffeffe. Mais il eft plus difficile
de diftinguer Yafcitt dans laquelle le fluide baigne tous les
vifêlres du lias-ventre d'avec les byiropifiet enkißets , dont nous
niions parler , § III. de ce Chap.