Traitement de la Fluxion.
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Au refte , /orfque la dent eil cariée , il eft fou-vent impoflïble d'en apaifer /a douleur fans l'ar-racher :& comme une àtntcariée ne revient plus,il eiï prudent de ne l'arracher que quand on a lieude craindre qu'elle ne gâte les autres. Cette opé-ration , ainfi que hfaignée , exige une adreife quene peuvent avoir que les personnes qui en fontleur état; car elle n'eft pas fans danger, & de-mande toujours beaucoup de précautions.
Une perfonne qui ne connoîtroit point la ftruc- pourquoi*ture des parties , feroit dans le cas d'endommagerles os des mâchoires , ou d'arracher une dentfaine, au lieu d'une dent cariée (i).
Quand cou*ces moyensne peuventa-paifcr la dou-leur, il fautarracher ladent cariée.Precautionsqu'exige
cette opá-
tioii.
(i) Cette méprife n'arrive que trop fouvent, même dans commentles grandes villes, où cette opération n'eft faite, en gêné- ¡i arrive o,<ie.rai, que par des Chirurgiens qui fe font deftinés à cette les Denriftespartie de la Médecine. Mais il faut convenir qu'elle eft fou- arrachent lesvent due aux malades mêmes, qui, dans une rage de d»ut," entt ^ ae *courent chez un Dentifte, demandant à grands cris qu'on ^¿"^ es ca ~leur arrache une dent, fans pouvoir défigner précifémentcelle qui leur fait mal; &, comme la carie ne paroît pastoujours à l'extérieur de la dent , un Dentifte inconfidéréarrache la dent voifine, &laiffe la malade. Un homme m'adit, que dans un cas femblable, il avoit eu le courage defe faire arracher deux dents de fuite, qui fe trouvèrent toutesdeux très-faines. En effet, les douleurs fe renouvelèrentbientôt, & il fut obligé d'en venir à une troifième opéra-tion, dans laquelle on arracha celle qui étoit effeétivemenîtariée.
Cependant un peu d'attention de la part des Dentines Moyens depréviendroit ces accidens. Il faudroic qu'ils n'arrachaífent reconnoitrejamais une dent qu'ils ne l'eulfent fondée, foit avec un ftilet, la dent gâtée,foit en frappant deflus légèrement. Ce dernier moyen ne ,or fqu e laca-manque guère d'indiquer précifément celle qui eft malade , pzs 4 p*^'parce que ces petits coups répétés, renouvellent leurs dou- r ¡¿- U r.leurs ; ce qui n'arrive pas lorfqu'on frappe fur une dentfaine, même fur une dent cariie, lorfqu'on n'eft point dansle temps où cette dernière fait mal. Car tout le monde fait•qu'une ¿ent cariée ne fait pas cooûamment douleur ; on voit
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