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Caufes de la Dyßenterie, &c. 41
rompre íes humeurs : telles font les lits humides ,les habits mouillés , les alimens & l'air mal-fain,&c; mai» le pîus fouventelie eu ] 'effet de la con- ^ n comi 'tagion. Il eft donc de la plus grande importancede ne pas fréquenter les perfonnes qui font atta-quées de cette Maladie. On a obfervé que l'odeurfeule des excrémens du malade avoit commu-niqué la dyßenterie (12). ,
Symptômes de la Dyßenterie, ou du Flux de fang.
Cettb Maladie s'annonce par un cours de ven- symptômestre , accompagné de douleurs violentes dans les ^" s t ." ,cou "inteflins , quelquefois de chaleur & d'ardeur d'en-trailles, par des envies perpétuelles d'aller à lagarde-robe, &, pour l'ordinaire, par du fangplus ou moins abondant dans les feiles. Elle com-mence , ainfî que les nutres fièvres , par \efriffbn ,par une proßrahon de forces , un pouls vif, uneibif ardente & des envies de vomir.
( La langue devient sèche , baveufe & gercée ;il fe forme des aphtes dans la bouche. On a quel-quefois des vomijfemens énormes; quelquefoisauflï la peau fe couvre de taches pourprées. Il fur-vient'des hoquets, des convulßons &l autres acci-dens , dont nous avons fait mention dans la def-cription de h fièvre putride maligne, Tome II,Chap. IX, § II).
(12) Ces nccidens ne font à craindre que dans la dysente-rie maligne, & non dans ja äyßinltrie bénigne , que la pratiqueoffre fouvent. Cette dernière n'elt accompagnée J'aucun fâ-cheux fymptimt ; elle eft même exempta de fièvre. CommeM. Bochan n'en parle pg? dans ce Paragraphe, il paroîtqu'il a voulu ia confondre aver !a diarrhée ou court it ventre,dont nous avons parlé, Tome II, Chap XXII, § III , aveclaquelle elle a, en effet, beaucoup d'affinité , & pour la b¿-pigftíté, & pour le traitement.