Remèdes contre V Inflammation du fob, 41^
ment : ces moyens font, les fomentations, la*fc««M«bouillie, les cataplàtnes maturatifs, ¡s.c. il elt «„ ¿£l*™'vrai qu'il arrive quelquefois que la matière deYabcès ou le pus s'évacue par les urines , ou parles feiles; mais ce font des efforts de la Naturequ'il eft impoffible de déterminer.
Lorfque Yabcès s'ouvre dans V abdomen , & quela matière fe répand en grande quantité dans lehas-ventre, il caufe la mort. Le fort du maladen'eirpas plus heureux, lorfqu'on l'ouvre à l'exté-rieur, par le moyen d'une incifion ,à moins que,dans ce cas , le foie ne foit adhérent au péritoine ,de manière à former un fac ou une poche quicontienne la matière, & l'empêche de ie répandredans la capacité du bas-ventre. En effet, li ,danscette circonftance, on ouvre Vabcès par une largeincifion , il eil probable qu'on fauvera le malade
Si, malgré tous ces fecours , la Maladie fe con- s» %ä«e.vertit en fquirre, il faut que le malade dirige fotemaïàe**diète, ckc. , de manière à ne pas aggraver la Ma- *k ■ ¡ «ladie. Il ne doit fe permettre , ni trop de viande i* 34 " 5 w **ni trop de poifibn, ni liqueurs fortes , ni rien detrop falé ou de trop aiïàifonné. Il faut qu'i 1 fe nour-riffe, en grande partie , de végétaux, comme defruits , de racines ; qu'il fyffe un exercice modéré ;qu'il boive du petit-lait, de Veau d'orge, du laitde beurre, &c. S'il veut qu'on lui palie quelqueboiffon plus forte , ce ne peut être que de Vaile.ou de la bière douce , laquelle eft moins échauf-fante que le vin & les autres liqueurs jpiritueufes .
(1 î) On fent bien que le cas qu'expofe ici l'Auteur efttrès-délicat , & qu'il n'y a que les gens de l'art qui puiffentle traiter. Auffi , dès qu'on s'apercevra que Yinfiammatitn necède pas aux remidt% propofés . il faut appeler un Médecinexpérimenté, & t'en rapporter abíblutnent i fes avis.
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