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2 (1792) (1792)
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Lorfque laMaladie fe

Régime contre la Fièvre miliaire. 185

nera alors du petit-lait au vin acidulé avec le fucd'orange ou de citron , & l'on rendra cette boiiïbnou plus forte ou plus foible, felon que les cir-conftances le demanderont.

Quelquefois h fièvre miliaire fe rapproche dela fièvre maligne. Dans ce cas, il faut foutenir rapprociied4les forces du malade avec de puiflans cordiaux 1? fièvre ma-joints aux acides; & fi le degré de putrefcence lS0e "eft confidérable, il faut adminiftrer le quin-quina.

Lorfque la tête eft très-affe£tée, il faut lâcher ceqtrtm.le ventre avec des lavemens émolliens (a). veMwu' '*

¿molliens.

(a) Dans le Tournai intitulé : Commercium litterarium , T _.__ ___

v / i- DL-n - ji ni ... . , .,, . importance

année 1735, on lit 1 niitoire a une nevre mtltaire éptaémi- ¿ u régime

qui , qui fit de grands ravages dans Strasbourg , pendant les tempère dansmois de Novembre, Décembre & Janvier. Elle nous mon- cette ¡\iaia-tre la ne'ceflïté du régime tempéré dans cette Maladie, elle die,prouvéenous apprend encore que les Médecins ne font pas toujours jr"- oli *ceux qui découvrent les premiers le vrai traitement des Ma-ladies.

Cette fièvre, dit l'Auteur , faifoit de terribles ravagesmême parmi les hommes de la conßitution la plus forte;& aucun remide ne réuffiffbit. Les malades étoient faîiîs fubitement de frijfons, de bdillemens , de pandiculations ,de douleurs dans le dos, fuivis d'une grande chaleur.Ils perdoient en même temps l'appétit, & cprouvoienc de grandes foiblefles. Vers le feptième ou neuvième jour ,l'éruption miliaire paroifibit, femblable à dos morfuresde puces, avec de grandes anxiétés, du délire, de \'i»ifomnie & de fortes agitations quand le malade étoit dans le lit. La fainnét étoit mortelle. Les chofes étant dans cet état défefpéré, une fage-femme donna, de fon pro- pre mouvement, à un malade qui étoit au plus fort dela Maladie, un lavement a'eau de pluie, avec du beurre,fans fel, & pour hoiifon ordinaire, une pinte d'eau defource, un demi-fetier de bon vin, le fuc d'un citron &fix onces de fuere, bouillis le tout enfemble jufqu'à lefaire écumer. Ces remèdes ont eu le plus gTaivd fuccès :>, le ventre s'eft relâché , les fympiimss dangereux font