Lorfque laMaladie fe
Régime contre la Fièvre miliaire. 185
nera alors du petit-lait au vin acidulé avec le fucd'orange ou de citron , & l'on rendra cette boiiïbnou plus forte ou plus foible, felon que les cir-conftances le demanderont.
Quelquefois h fièvre miliaire fe rapproche dela fièvre maligne. Dans ce cas, il faut foutenir rapprociied4les forces du malade avec de puiflans cordiaux 1? fièvre ma-joints aux acides; & fi le degré de putrefcence lS0e "eft confidérable, il faut adminiftrer le quin-quina.
Lorfque la tête eft très-affe£tée, il faut lâcher ceqtrtm.le ventre avec des lavemens émolliens (a). veMwu' '*
¿molliens.
(a) Dans le Tournai intitulé : Commercium litterarium , T _._„_ ___„
v / i- DL-n - ji ni ... . , .,, . importance
année 1735, on lit 1 niitoire a une nevre mtltaire éptaémi- ¿ u régime
qui , qui fit de grands ravages dans Strasbourg , pendant les tempère dansmois de Novembre, Décembre & Janvier. Elle nous mon- cette ¡\iaia-tre la ne'ceflïté du régime tempéré dans cette Maladie, elle die,prouvéenous apprend encore que les Médecins ne font pas toujours jr—™"- oli *ceux qui découvrent les premiers le vrai traitement des Ma-ladies.
„ Cette fièvre, dit l'Auteur , faifoit de terribles ravages„même parmi les hommes de la conßitution la plus forte;„& aucun remide ne réuffiffbit. Les malades étoient faîiîs„ fubitement de frijfons, de bdillemens , de pandiculations ,„de douleurs dans le dos, fuivis d'une grande chaleur.„Ils perdoient en même temps l'appétit, & cprouvoienc„ de grandes foiblefles. Vers le feptième ou neuvième jour ,„l'éruption miliaire paroifibit, femblable à dos morfures„de puces, avec de grandes anxiétés, du délire, de \'i»i„fomnie & de fortes agitations quand le malade étoit dans„ le lit. La fainnét étoit mortelle. Les chofes étant dans„ cet état défefpéré, une fage-femme donna, de fon pro-„ pre mouvement, à un malade qui étoit au plus fort de„la Maladie, un lavement a'eau de pluie, avec du beurre,„fans fel, & pour hoiifon ordinaire, une pinte d'eau de„fource, un demi-fetier de bon vin, le fuc d'un citron &„fix onces de fuere, bouillis le tout enfemble jufqu'à le„faire écumer. Ces remèdes ont eu le plus gTaivd fuccès :>, le ventre s'eft relâché , les fympiimss dangereux iè font