ration.
Remèdes contre la Pleurèfie vraie , ùc. 93
encore produira l'effet des fomentations chaudesappliquées aux yijcères du bas - ventre, & cauferapar là nne dérivation des humeurs de la poi-trine (3).
Pour exciter V expectoration ou les crachats , on Moyen»donnera des remides incißfs, huileux & mutila-y^^gineux , tels que le fuivant.
Prenez ftoxymel ou de vinaigre fcillitique t
une once;de la dècoclion peclorale , fix onces.Mêlez ; le malade en prendra deux cuilleréestoutes les deux heures.
Si les midicamens fcillitiques répugnent à Yef-tomac du malade , on lui donnera de Yémulfionhuileufe , ou , à fa place, le remède qui fuit.
Prenez VhuUe d'amandes douces , 3 dg chaque ¿^
àJropdVZltte, i deux onces.
ftuiir«
(3) Cette taifon doit faire fentir la néceflité des lave-WceEtédn«iujdans cette Maladie, ainfique dans toutes celles qui font 'lavemensinflammatoires & accompagnées de putriditi : nous croyons | n | la pIeu *donc devoir confeiller de donner, dans c?s Maladies , cha-que jour, pendant les cinq premiers jours, un lavement,quand même le malade ne feroic pas conflipé; & dans le caseu il le feroit , d'en donner un matin & foir.
Le peuple, dit M. Tissot , n'aime point les lavemens : il Symptôme?n'y a pas cependant de médieamens plus utiles dans les Ma- quiindkiaentladies fiivreufes, furtout fi les urines ne font pas abondantes , les lavemensou fi elles font rouges : fi le malade a des rêveries : fi la ^? ns '" ™ 3 ~fièvre efî forte : fi les maux de Ute tí de reins font confulêrables : f e „15 le ventre efl douloureux : dans tous ces cas , les lavemensfoulagenc ordinairement plus que fi l'on buvoit quatre oucinq fois la même quantité de liquide. Mais il n'en faut pasdonner paiTé Je cinquième jour , parce que des évacuationsabondantes empêcheroient Y expectoration. Hyppoch.atemême les fupprimoit dans la pleurèfie & dans la fluxion dtpoitrine, auffi-tôt que le malade expeiioroit, comme nous leferons voir , note a du Chapitre iuivant.