Traitement de la fièvre conti nue-aiguë. ¿§
Si, vers le dixième, onzième ou douzième J° ur 0Í1 Cejour de la Maladie , le pouls devient plus mollet ; ^? g gn ^ñ la langue commence à s'humecter; ii les urines favorables;'dépofent un Jediment rougeâtre , il y a tout lieud'efpérer une iffue favorable, ainfi que nous leferons obferver, ci-après, note y , pages 7? &iuivantes de ce Volume.
Si , au lieu de tous cesfymptômes , le malade {eil affaiffé; fi le pouls foibht de plus en plus; fila refpiration devient difficile, avec un engour-diiTement dans les membres , un tremblementdans les nerfs,àesfoubrefauts dans les tendons^îkc,il y a tout lieu de craindre que l'événement nefoit funefte.
Celt alors qu'il faut appliquer les véficatoires ]Wom«nsfoit au cou, ibk à /a cheville des pieds, foit dans i««wéSc*wi-
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Défavora-bles.
qu'il falloir, que les aliment fuflbnt proportionnés àl'inten-ficé de la Maladie : que, dans les Maladies très-graves, ilfalloit s'en abftenir abfolument : que, dans ¡es Maladies-moins graves, on ne devoit en donner que deux fois patjour; & que, dans «îles qui n'etoient point dangereufes,on ne pou voit aller que jufqu'à trois fois en vingt-quatreheures. Si l'on veut parvenir h lâcher le ventre, au moyende pruneaux, de pommes cuites, on fent qu'on ne pourraréulfir, qu'en Jes donnant en une certaine quantité. Or, àcette dofe, ils feront d'autant plus de mal que la Maladiefera plus aiguë.
Nous croyons donc devoir reftreindre ce confeil à lawagnéfie blanche , à la crème de tartre , aux tamarins , quel'on ajoute à la tißtie ; ou plutôt à du petit-lait miellé; àdu petit-lait auquel on ajoute, felon la i'enlîbilité du mala-de, du firop de violettes , ou celui de fleurs de pêchers , ouCelui de chicorée compofé de rhubarbe. Nous.croyons mêmeque l'on pourroit parvenir à n'avoir befoin d'aucun de cesfecours , fi, au lieu d'un feul lavement par jour, on endnnnoit deux ou trois. On donnera Je premier, comme leconfeillé l'Auteur; on donnera les deux autres à l'eau Am-ple.«