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68 Seconde Partie , Chap. IV, § III. ,
Point de les bouillons de poulet: on ne lui permettra quemêinc 0 d'e du gruau , de la panade, ou du pain léger bouillipoulet. ¿ ans (j e l'eau. On peut ajouter à ces alimtns quel-ques grains de fel commun ,ou un peu de fuere ,pour les rendre plus fupportables. Le maladepeut encore manger quelques pommes cuites,avec un peu d& fuere, du pain rôti, avec de lagelée de gr o feules , des pruneaux cuits , &c. (3)
Prudence (3) Il faut être três-circonfpeft dans l'adminiftratîon de*avec laquelle aUmetis. Il eft certain que, dans cette Maladie, il faut in-ii faut adrai-terdire toute nourriture dans laquelle il entre de la vîan-niiîrcr les ¿ s . ma ¡ s j es autre3 alimtns que propofe M. BucHAN , nealimens dans , ■ a , r r -n r~\ i r
cette Mjla- doivent pas encore être donnes fans reflexion. Quelque lim-
ilte. pies , quelque facileb à digérer qu'ils ibient , dans la plupart
des cas, ils feroient dangereux dans nos climats, quand la
Maladie eft très-grave. Il faut alors que le malade s'en pafftr
nbfolumcnt. La fièvre continue-aigui grave, eft une de ce*
Maladies dans Jefquelles on voit les malades refter des fept ,
neuf, onze, quatorze jours à la feule tifani , fans éprouver
d'aptitude pour aucune efpèce à'alhnens.
^>uel cft le En général , c'eft l'appétit qui doit nous guider ; & plu»
guide qu'on la Maladie eft violente , & moins l'appétit fe fait fentir. "Uli
noie fiiivre malade qui fera perfuadé du danger des alimens, dans left
Pf" s V a ' !lni - Maladies aiguës, refufera tous ceux qu'on lui préfentera ,
ifcj »lùneti*. toutes ' es f°' s ^ ue *" on efl° mai: ne les * ui demandera pasj& il neles lui demandera jamais , ou prefque jamais, dan*le début , dans l'accroifiemcnt & dans l'état de la Maladie,fi on excepte cependant les fièvres bilieufes , nerveufes , &c. ,où la Nature demande à être foutènue par quelques alimens,qui, en outre, fervent dans ces Maladies , furtout dans ladernière , à combattre la tendance des humeurs à la putridité ',comme nous l'avons fait voir ci-devant , note 3 du Chap. Ide ce vol. , & comme nous le dirons , Chap. VIII & IX de camême Volume.
Ce n'eft donc que lorfque la Nature s'en débarraffée dsla matière morbifique par les évacuations, que Vefiomac com-mence à fentir des befoins qu'il faut fatisfaire, comme on lçdira ci-après, en adminiftranc des nourritures refiaurantts& de facile digtfttsn.