Du traitement des Fièvres intermittentes. 47
mettez dans une théière, verfez par-deffusunechopine d'eau bouillante. ( Laiffez infufer commadu thé).
Une taiTe de cette infufion, bue trois ou quatrefois parjour, fortifiera Yeflomac, & avancera fin-gulièrement la guérifon.
Comme il y a des malades qui ne peuvent fup-porter les infufions faites avec de l'eau , on la leurfera au vin, en mettant infufer deux pincées de cesIngrediens dans une pinte de vin blanc , pendantquatre ou cinq jours-. Ils en boiront un verredeux ou trois fois dans la journée.
Si le malade prend abondamment de Vinfu-/jo/zaqueufe ci-deffus, ou de Yinfufion vineufe,comme elle eft prefcrite , ou de toute autre in-fufion de plantes amères , il aura befoin d'unemoindre quantité de quinquina pour parvenir àla guérifon (b).
( b ~) II y a lieu de croire qu'un grand nombre de nos plantes Plufieureou écorces ameres & afîringentes , réufiîroient dans la cure plantes iiuti-des fièvres intermittentes , furtout fi on les joienoit à des gè " cs po " r ."planta aromatiques. Mais , comme le quinquina eit reconnu j es f¡¿ vresdepuis long-temps pour un fpêcifique dans ces Maladies, & intermicteo-que la réputation qu'il s'eft acquife , lui eft méritée à tous tes.égards, nous fomtnes moins dans le cas de recourir à d'au-tres remèdes. Nous ne pouvons cependant nous difpenfer defaire obferver que le quinquina eft fouvent fophiftiquè ou fal-fifié , & qu'il faut beaucoup de connoilïance & d'attentionpour diftinguer le faux du véritable. Je ne fais cette obfer-vation , qu'afin que ceux qui fe ferviront de cette écorce ,foienc en garde contre les perlbnnes qui en font le com-merce (ç).
(9) C'en: pour ces raifons très-importantes , furtout auxgens delà campagne, qui peuvent» peine fe procurer hs dro-gues les plus communes , & toujours falfifiées ou gâtées, quenous allons indiquer les plantes de ce pays , qui étant d'ex-ceWens fébrifuges , peuvent fuppléer auquinquina , toutes lesfois qu'on ai lieu de craindre d'être trompé fur les qualités