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2 (1792) (1792)
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Du traitement général des Fièvres,

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leurs voyages; le défir qu'ils ont d'arriver àleur deftination ¡, les porte à continuer leur routemalgré la fièvre, & cette conduite manque rare-ment de leur être funefle.

Il faut, dans ¡es fièvres , chercher à tranquilli- LatranmiU-ier J'efprit autant que le corps. Rarement la com- j,"f t ^^ { 'pagnie eft-elle agréable à un malade. Il eil conf- moins im-cint que tont ce qui peut troubler l'imagination ^nsl^fiè-aggrave la Maladie. C'eft pourquoi toute per- vres , quefonne attaquée de fièvres doit être tenue pariai- corps?"tement tranquille; & on ne doit lui permettrede voir ni entendre rien qui çuiffe , le moins dumonde , altérer ou affecter la tranquillité de fonefprit , comme on l'a déjà fait obferver , Tom. I,Chap. X&XI.

Quoique le malade ait, pendant la fèvre, le Averfionplus grand défir de boire, cependant on le voitf^'™^.rarement avoir de l'appétit. Cette difpofition de la pirée pariaNature nous apprend combien il eft contre fes da^Tîes fia-intentions de furcharger de nourriture Vefiomac vres.des malades.

Les al i mens folides, dans une fièvre, font les Auiïeudevrais moyens de rendre la Maladie plus dange- m° a ï a "ë ] e ¡i sreufe;ils mettent des entraves aux efforts de laneferoientNature ; & au lieu de nourrir le malade , ils ne ^Maladie!*font que nourrir la Maladie.

Si l'on donne au malade des alimens, ils ne cequedoi-doivent être qu'en petite quantité , légers & de l^" s s lMfacile digefiion: ils doivent être tirés furtout de îorfqu'iisla claffe des végétaux , & ne confifter qu'en ^a^° u " t s> mdl *nade, en pommes cuites devant le feu, en gruau& autres femblables.

Dèsque les pauvres ont un malade dans leur tes cor-famille, ils courent fur le champ chez leurs voi f 0 a n u t x c "p a .fins aifés , pour leur demander des cordiaux. Ils Mes quedonnent à ce malade du vin, des liqueurs fpiri- ult^tToa

]3 iv de la donner,