Druckschrift 
1 (1792) (1792)
Entstehung
Seite
229
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

De l'Exercice,

Î1S)

telle inacYion, avec une telle mo/Jeflè, quellepeut être la famé de pareilles femmes 1 Quelleconfiitution pourront- elles procurer aux enfansqu'elles mettront au monden Auffi nos grandsSeigneurs, nos iils de Financiers, & quelquesuns de nos Bourgeois , ne font - ils que des fque-¡ettes vi vans, vieux à l'âge de trente ans, quele marofme & Vérifie tuent à quarante.

L'exercice eft le feul moyen de rappeler Pouvoir <î»tous ces gens- à la vie. Tout le monde fait j^^f Serque César , malgré la confiitution la plus déli- la famé.cate , devint un héros infatigable. II ne dut cettecomplexion qu'aux exercices du champ de Mars& de fa guerre. Et le grand Hiínri IV, à quidut-il ce tempérament , à l'épreuve des plusgrandes fatigues & des plus grands revers, fice n'eft à l'éducation ruftique qu'eut la force delui donner fon fage Aïeul "!

- Nos gens riches s'imaginent avoir fait beau- ce qu'oncoup d'exercice , quand ils fe font promenés une ^°" J ^ 2 ¿"couple d'heures dans leurs voitures bien fufpen- cice.dues, & fur de beaux chemins , mais ils fe trom-pent- Cet exercice n'en eft pas un pour les gens enfanté; à peine peut-il être conseillé comme telaux perfonnes malades. Le véritable exercice eftcelui qui met routes les parties du corps enmouvement, & que l'on prend en plein air.Mais malheureufement les diverfes efpèce»¿'exercices , li cultivées chez les Anciens , fonttombées tellement en difcrédit ,que dans prefquetoutes les Villes, ces hommes qu'on appelle leshonnêtes gens, auroient prefque honte de s'enamufer. Ils ne veulent pas fentir que l'abandonde ces utiles plaifirs , eft une des caufes prin-cipales de l'augmentation des maladies de lan-gueur. Il feroit bien à fouhaiter qu'on les nippeiât

P iij

1

I