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1 (1792) (1792)
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i6o Première Partie, Chap. ïiî.

aux faifons, &c. On doit encore être parfaite-ment inftruit de la nature particulière de toutce qui peut fervir à'alimens. En effet, il eft unegrande différence entre les fubfiances d'unemême efpèce, qui viennent dans des pays dif-ferens. Certaines fubfiances font même un poi'Jon pour une efpèce d'animaux, & ne le fontpas pour une autre. On ne doit jamais rien fia-tuer de fixe à cet égard ; c'eft de l'expériencequ'il faut l'apprendre. )

Nous ne pouvons que faire connoître quel-ques unes des plus pernicieufes erreurs danslefquelles les hommes font fujets à tomber, re-lativement à la quantité, ou à la qualité deleurs alimens , & de leur faire voir quels en fontles effets , par rapport à la famé.tarègiegé- H n'efi pas facile de fixer la quantité exaftenéraie pa'r dCalimens qui convient à chaque âge, à chaque

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qua« ¡té des iexe , a chaque conflitution; mais ici cette exac-aiimens , eit titude fcrupuleufe n'eft nullement néceifaire : la"meilleure règle eft d'éviter les extrêmes. Leshommes ne furent jamais deftinés à manger,la mefure 6 la balance en main. La Nature dità chaque créature quand elle en a affez ; & la fiunr& la foif fuffifent pour leur apprendre quandil leur en faut davantage (2).

Quoique

d'éviter éga^lenient letrop & letrop peu.

(4) Cela eft vrai. Il eft très-certain que la faim & la foifdoivent être nos guides dans la quantité de nourriture & deboilîbn que nous devons prendre; mais combien y a-t-il degens qui fâchent connoître les bornes de l'une & de l'autre?Combien yen a-t-il qui fâchent diftinguer le véritable appé-tit, d'avec celui que donnent les aiTaifonnemens , dont nousmafquons nos mets ? Combien en voit-on qui fâchent s'arrê-ter au milieu d'un repas, qui dure quelquefois trois heures& fouvent davantage? Puilqu'il n'eft pas poffible d'affignerà chaque confiUutien la quantité de nourriture qui lui con-vient ,