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1 (1792) (1792)
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Des Gens de Lettres.

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thène , choifiifoit , pour étudier, un lieu où ilne pût rien voir, ni rien emeadte. Quelque dé-férence que l'on doive à ces noms relpeétabies ,on ne peut cependant s'empêcher de condamnerleur goût. On peut aflurément faire un auflî bonouvrage dans un appartement bien décoré, quedans une caverne ; & on peut certainement avoirdes idées auflï heureufes , lorfque les rayons dufoleil purifient Y'air & embelliffent un cabinet,que lorfqu'on leur en interdit l'entrée (8).

( 2 ) Vbilâ une de ces queftions fur lefquelles il eft biendifficile de porter un jugement certain. Il faut convenir que ,d'après les principes vrais & conftans , expofés jufqu'à pré-lent par M- BucHAN,un cabinet embelli par les rayons dufoleil , purifié par un air fans cefTe renouvelé , & décoréd'objets agréables , peut fournir des idées heureufes , parcsque la circulation & les fécrétions , aidées par ces moyensfalutaires , favorifent le jeu da fluide nerveux : maiscette litua-tion agréable peut-elle convenir à toutes les efpèces d'i-dées? Le fublime Corneille & le terrible Crébillon,cherchant à pénétrer les fecrets les plus cachés de la politi-que & du cœur humain: l'immortel Descartes , le favanc& profond MaLLEBRanche, plongés dans les réduits fom-bres & inacceffibles de la Métaphyfique : le fage Helvetius& l'ilJuftre Comte SE Button, acharnés, pourainiîdire,à la pourfuite de la vérité , &c. , de pareils hommes n'ont pasattendu, ou n'attendent certainement pas quedes objetsagréables viennent les aider dans la création de leurs idées.Mallebranche nous dit même que dans les méditationsprofondes , on ne peut être afifez feul, afTez ifolé; qu'on nepeut trouver de retraite affez fombre, afTez obfcure, & quele moindre objet étranger ou indépendant de celui qui nousoccupe, devient un obftacle , qui , coupanc la fucceffionde nos idées , refferre le génie , & met des entraves à l'ima-gination Il n'y a point de Phiiofophes , point de Phyficiens ,qui ne reconnoifTent cette vérité, & qui ne la mettent enpratique.

Mais les Auteurs qui s'occupent de fujets agréable-, doi-tent fui vre le confeil de M. Buch an. Tout le monde laieTome I. K

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