Druckschrift 
1 (1792) (1792)
Entstehung
Seite
143
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

Des Gens de Lettres.

»+&

(Socrate & Agésilas, qui vont à chevalfur un bâton avec leurs enfans : Je grand Pon-tife Scévoea , Scipioist, Lœeius jouant aux pe-tits palets, &fàiiant des ricochets au bord de Jainerpourfe délaiferde leurs travaux, & confer-verpar là leur fanté, leurs forces, leur gaieté. ..Val, Max. : tant d'autres grands perfonnages ,dont Phiftoire s'eit plu de nous conferver lesnoms fameux & les «¿lions fublimes , qui fe fontfait gloire d'être bons maris , bons pères , bonsamis, bons citoyens, enfin des hommes agréables& utiles à la fociété, devraient faire rougir laplupart denos Lettrés ,qui, par pure vanité, cul-tivent l'étude , & qui , fansjamais rien produired'utile & même de paifable, s'expofent opiniâ-trement à tous les inconvéniens qu'entraîne cegenre de travail mal entendu.

Ces prétendus Philofophes ignorent jufqu'aux pouvoispremiers élémens de la Phyfigue. Ils >go° rent ^iV^I«quelles font les influences du corps fur Pâme , Maladies d$quoique les plus grands hommes les ayent très- ! íítwi *bien connues , & ayent fenti que Pefprit eft fou-rnis à la Médecine, auifi bien que le corps. L'âme,difoit Descartes , dépend tellement du tempé-rament & des difpofitions des organes du corps ,que fi l'on pou voit trouver un moyen d'augmen-ter notre pénétration , ce ferait dans la Médecinequ'il faudrait le chercher. Ce que cet hommeimmortel preffentoit, l'illuftre Hoffmann l'avérifié. Ce grand Praticien dit exprelTément ,qu'il a connu des gens ftupides à qui il a donnéde la raifon , en leur faifant prendre du mouve-ment, De Motu optimi corp. Medic. § IX'.

Quel eft l'homme qui n'en a pas vu des exem- Ce m»pies dans les jeunes gens fans éducation , qui vemc'^'conlent vc-vagé*) Tel étoit l'objet du mépris de fa treinneprie,

é ° ■> A h ltapiOUe^