Druckschrift 
1 (1792) (1792)
Entstehung
Seite
119
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

Des Gens de Mer.

ne

taineCooii.

Les moyens mis en ufage dans l'intention deptéferver ¡es paffigers dxifiorâut & des antresvs\-à\-àu\. s putrides , font auffi limpies, que facilesà mettre en pratique.

«JVpus avions, dit-il, à bord une grande Manière« quantité de malt ou drêche, dont on faifoit une twu/i'Equi.wboilTon douce : on en donnoit une pinte ou P a .s e d " ca Pi-n trois ennpines par jour à ceux qui avoient»> de la difpotition au feorbut Quand le Chirur-« gien jugeoit à propos qu'on en donnât une»> plus grande quantité , on en faifoit prendre»»jufqu'a trois pintes dans les vingt-quatre heu-« res : c'eft un des meilleurs anti-feorbutiques de»mer, qu'on ait trouvés jufqu'ici.

» Nous avions auffi une grande provifion des» choux-croute , qui eft non feulement une nour-»sriture végétale très-falutaire, mais encore un» très -bon anti-feorbutique. J'en faifois donner» une livre à chaque Matelot , deux fois par»«femaine, quand nous étions en mer, & plusr> fouvent quand on le jugeoit néceflaire.

«Les tablettes de Bouillon forment encore*> un article effenùel , dont nous avions auffin une forte provifion. On en donnoit ordinai-r> rement une once à chaque homme trois fois«par femaine, & une plus grande quantité,«»quand il le falloir , pour mêler à leurs pois.»> Quand nous pouvions nous procurer des vè-•ngétaux frais, on les faifoit cuire avec des ta-»» blettes de Bouillon , de la farine de froment,n ou du gruau ¿''avoine ; c'étoit leur déjeûner«le matin. Leur dîner étoit compofé de pois■»fees, de végétaux frais, cuits avec une dofe de« tablettes de Bouillon ».

On a obfervé depuis, que ces végétaux, &entfauties les pommes de tum, étoient encore

M