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1 (1792) (1792)
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De ceux qui s'occupent de travaux pénibles. 109

manger -. Couvent, par un défaut d'attention ', ilsprennent des alimens mal-iàins, tandis que,

premières; de force que, dans l'étac de fancé,les alimensne peuvent fortir de Yeßemac , que Iorfqu'ils font réduits enmatière liquide : c'en l'état qu'ils prennent par leur féjourdans Veflomac.

Que cette métamorphoie des aliment foie due à la fermen-tation ; qu'elle foit due aux liqueurs dcl'cflotnacSz à un mou-vement qui lui cft particulier, & qui agite la muffe alimen-taire , qui la triture , qui la broyé ; qu'elle foit due à tousces moyens à la fois , ce qu'il y a de certain , c'eft qu'aubout de trois heures, plus ou moins, cette maffe fe trouveconvertie en une fubftance gri. acre & fluide , que i 'on appellechymtis.

A mefureque cette fubftance fe prépare, les fibres de l'o-rifice inférieur fe dilatent , & la ¡aillent couler dans les intef-lins , où elle éprouve une nouvelle atténuation , par le moyende la bile, du fuc pancréatique , & des autres liqueurs queces parties filtrent fans ceñe. Elle devient alors prefque blan-che , & les Médecins l'appellent chyle.

Mais , dans toute l'étendue des intifiint , il fe trouve depetites ouvertures imperceptibles , qui font les commence-mens de petits vaifeaux , qu'on appelle vaiffeaux chyli-fères, ou vaiffeaux laftét. Ces petites ouvertures font au-rant de petites bouches qui fucent la matière chyleufe laplus atténuée, & qui la ttanfmettent à leurs vaiffeaux. Ces•vaiffeaux, fans cefle en agitation, par le mouvement desparties du bas-ventre, achèvent de donner la dernière per-fection au chyle , qui, par mille routes différences , fe rend àun réfervoir , appelé rifervoir de Piquet : de là à un canalqu'on appelle thorachique parce qu'il fe trouve dans la poi-trine ; d'où il eft tranfportc dans la mafle du fang, par lemoyen de la veine de deffous le bras gauche, dice fout-cla'•sière gauche.

Les parties groiFières du cl/yle , qui n'ont pu être pom-pées par les vaifeaux laäis , reftent dans les inteßins, oùelles s'amaffent & s'arrêtent, jufqu'à ce qu'étant poulfées■vers Yanut , par le mouvement particulier des inteßins,elles acquièrent une pefanteur ou une acrimonie qui folli-cire le gros boysu , appelé rectum, & force fes fibres de fedilater pour leur donner paflbge au dehors.

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