Des Défauts des Nourrices.
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ou toute antre maladie contagieufe : en confé-quence , il n'y a point de méthode qu'elles n'ima-ginent pour les guérir. Pendant qu'elles font entrain d'opérer , l'enfant meurt. Cela doit arriver,puiigu'onfefert d'une méthode toute contraire àcelle dont fe fervoit la Nature pour le fauver. Uneloi que toutes les Nourrices devroient obferver R*gisg<?ji<-exaftement, efi de ne jamais s'oppofer à une éru- doiventob-ption , qu'elles n'ayent confulté un Médecin , ou f«« r -qu'elles ne foient certaines que ce n'efl point unecrife de la nature. Dans tous les cas , on ne peutjamais la guérir, qu'on n'ait fait précéder desévacuations con venables, comme nous le dirons,TomeTV\Chap.LI,$IX.
JLa Nature excite fouvent des cours de ventrechez les enfans , pour prévenir les maladies dontils feroient attaqués, ou pour les guérir lorfqu'el-les exiftent. Si ces dèvoiemens font trop confide- Dan f ,esrables, il n eft point douteux qu on ne doive les crcarrêter; mais il ne faut jamais le faire fans de gran-des précautions . Les nourrices , fur les premièresapparences d'un cours de ventre , courent fouventaux aflringens , & aux autres remèdes qui reifer-rent; de là les fièvres inflammatoires & d'autresmaladies dangereufes. Une dofe de rhubarbe, unléger vomitif, ou quelqu'autre évacuation , doi-vent toujours précéder les remèdes aflringens ,ainfi qu'on le preferirá , Tome IV , même chap.VIII.Un des plus grands défauts des Nourrices , eft . Les N ? ur '
, 1 > „x. ,,•, rices cachent
de cacher aux peres & meres les maladies des en- toujours auxfans. Elles ont toutes ce défaut, furtout quand la ^¡ Q ^^\maladie eft l'effet de leur imprudence. On a plu- dens qui ar -fieurs exemples de perfonnes qui ont été eftro- ™f™ ™*piées le refte de leur vie, pour être tombées des leur faute.bras de leurs Nourrices , qui, par crainte, ont