Des effets de V Air mal-fa'tnjur les Ënfans. 8î
trum. eft une fubftance gui convient à l'enfantiiouveau-né» parce qu'il approche le plus de laliqueur dans laquelle l'enfant a été conçu : Vairdans lequel un enfant a été élevé , ne peut lui êtreretranché impunément, à moins que fes orga-nes n'ayent acquis la force néceifaire pour êtreau deflus des impreilîons de celui auquel on valefoumettre; encore n'eft-il pas alors toujoursà l'abri de fes violens effets , témoins la plupart
des domeftiques ___ Mais à quel âge faut-il
donc retirer les enfans de nourrice 1 L'embar-ras dans lequel nous fommes de répondre, eftpeut-être la preuve /a plus convaincante de la né-cefliré où font les mères , d'allaiter & d'élevefelles-mêmes leurs enfans. Quel que foit Vairdans lequel elles vivent , l'enfant y aura été nour-ri; l'enfant y aura été élevé; il fe fera familia-rifé avec lui ; l'habitude le lui rendra néceifaire j& tel eft le pouvoir de l'habitude, que lesobjets nuifibles par leur nature , fi l'on y eftune fois accoutumé, conviennent infinimentmieux que ceux qui font les plus fains & lesplus falutaires , fi l'on n'y eft pas fait« Voilàpourquoi les alimens grolfiers , & qui feroientvraiment indigeftes pour tout autre , deviennentpour les gens de la campagne & pour les jour-naliers , une nourriture appropriée. Voilà pour-quoi Vair vif & fee ne convient pas toujours auxafthmatiques „ &c.
Que l'on fe garde bien de croire que je dé-fende qu'on élève les enfans à la campagne :les mères qui en ont une, doivent y aller, &pour leur fanté, & pour celle de leurs enfans.Mais je parle pour tout le monde, & tout lemonde n'a pas une Campagne. Le nombre deceux qui en pofsèdent eft très-petit , relativement
Tome I. W